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Flintlock 2018: les Forces spéciales armées en formation ciblée pour lutter contre le terrorisme

Les conférenciers lors du point de presse

Les hommes de média ont eu l’occasion d’assister, hier lundi, à des exercices dénommés «Réaction à l’embuscade, démonstration de précision et de confiance» exécutés par les militaires maliens avec à leurs côtés, les Forces spéciales américaines dans l’enceinte du camp Bila Zagré à Kamboinsé. Une série d’exercices qui a été suivie d’une conférence de presse animée par le Chef d’Etat-major général des Armées (CEMGA) burkinabè, le Commandant du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom) et l’ambassadeur des Etats-Unis pour expliquer le but de l’exercice militaire multinational Flintlock qui se tient du 9 au 25 avril 2018 à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Le Chef d’état-major et l’ambassadeur américain se sont également prêtés à l’exercice

Un exercice vise, selon le Chef d’Etat-major général des Armées, le Général de brigade Oumarou Sadou, à préparer une action tout en tenant compte de la menace et du contexte. Dans le contexte de la lutte contre le terrorisme, les exercices de Flintlock prennent en compte cette menace, à entendre le CEMGA. La preuve, cette année, les exercices sont coordonnés au niveau opérationnel par l’Etat-major à Agadez au Niger et sont adaptés aux types de menaces.

«Nous conduisons les exercices par rapport aux menaces que nous avons dans le Sahel», a souligné le Major-général Marcus Hicks, commandant des Opérations spéciales pour l’Afrique.

Flintlock est un exercice militaire multilatéral, planifié, coordonné et exécuté par les Forces spéciales africaines, américaines et leurs partenaires européens. Il vise à préparer et à renforcer les capacités des unités de la sous-région à faire face à la menace terroriste.

Des exercices ciblés pour faire face à la menace terroriste
Le chef d’Etat-major en exercice de tir

Outre le Niger qui servira de principale scène de ces manœuvres militaires, le Burkina Faso en plus du Sénégal accueilleront une partie de ces opérations. «La capacité à travailler dans les états-majors multinationaux participe des capacités à faire face à la menace», a précisé le Général Oumarou Sadou.

Au-delà des activités purement militaires, poursuit-il, Flintlock offre l’occasion de réaliser quelques activités civilo-militaires au profit de la population. «On ne pourra jamais vaincre cette menace tant que l’on n’est pas avec la population», a-t-il fait comprendre.

A la question de savoir si cet exercice va profiter au G5-Sahel, l’ambassadeur américain, Adrew Young, a expliqué que les Etats-Unis soutiennent le G5-Sahel de manière bilatérale. «Nous soutenons le G5-Sahel à travers cette contribution bilatérale pour augmenter la capacité et l’interopérabilité des forces de la région», a confié le diplomate américain, précisant que l’opération Flintlock se veut une partie de ce soutien. «Notre stratégie est de partager notre expérience et mettre en œuvre des méthodes pour répondre à la menace», poursuit-il.

Il faut noter que le CEMGA et le diplomate américain se sont également exercés à des tirs sous le contrôle des Forces spéciales américaines.

Madina Belemviré

 

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