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Flintlock 2018: «Un succès total», selon le Colonel-major Gilbert Ouédraogo

Le 11 avril dernier, le Chef de division adjoint des Opérations de l’Etat-major général des Armées, le Colonel Rémi Kaboré, procédait au lancement officiel de l’exercice multilatéral Flintlock au camp Bila Zagré à Kamboinsé. Ce jeudi 19 avril 2018, au même lieu, le chef d’Etat-major général adjoint des Armées, le Colonel-major Gilbert Ouédraogo, a mis fin à «Flintlock 2018». Un exercice qui arrive à point nommé dans un contexte marqué par le terrorisme et qui a été, selon lui, «un succès total».

Le chef d’Etat-major général adjoint des Armées, le Colonel-major Gilbert Ouédraogo

Flintlock, faut-il le rappeler, est un exercice militaire multilatéral coordonné et exécuté par les forces spéciales africaines, américaines et leurs partenaires européens, qui vise à renforcer la capacité de formation et à lutter contre le terrorisme des nations participantes de la région transsaharienne, tout en favorisant la communication collaborative et la coordination. Flintlock 2018, ce sont huit pays africains et européens en plus des États-Unis qui se sont réunis au Burkina Faso pour se former à travers les modules tactiques et techniques tant à Ouagadougou qu’à Bobo-Dioulasso.

David K. Young, le représentant de l’ambassadeur américain au Burkina Faso

Pendant deux semaines, ce sont des militaires de l’Autriche, du Mali, de l’Espagne, des États-Unis, de la Mauritanie, de la Pologne, des Pays-Bas et du Burkina Faso qui ont partagé leurs savoir-faire, échangé leurs expériences et accru leur habilité à opérer ensemble. L’exercice a ainsi consisté à des manœuvres en petites unités aux séances de tirs en passant par l’entrainement au combat en zone urbaine, le saut en parachute et les techniques de libération d’otages. A travers cette formation, les soldats ont acquis des connaissances en phase avec les défis sécuritaires de l’heure.

«Un tel exercice arrive à point nommé», selon le chef d’Etat-major général adjoint des Armées, le Colonel-major Ouédraogo Gilbert, car «dans un contexte sécuritaire où nous voulons venir à bout du fléau du terrorisme».

Photo de famille à la clôture de Flintlock 2018

Aussi est-il convaincu que les bénéficiaires de Flintlock 2018 «mettront en pratique leur formation pour protéger les populations et permettre à nos pays de se développer». En saluant la participation de tous les huit nations présentes à l’exercice Flintlock 2018, il a qualifié l’exercice de «succès total».

Tout comme lui, David K. Young, le premier conseiller, représentant l’ambassadeur américain au Burkina Faso, a salué l’opportunité que cet exercice offre aux détachements de forces spéciales des huit pays. «Avec les nouvelles formes de menaces, a-t-il dit, il faut forcément une coopération bilatérale et multilatérale pour pouvoir faire face à cette guerre imposée aux pays de la sous-région». En réitérant tout le soutien de son pays au gouvernement burkinabè pour «la bonne collaboration dans tous les domaines de développement en général et au niveau de la défense en particulier», David K. Young a félicité les équipes de planification et d’organisation pour le succès de l’exercice.

Mais avant de clore l’exercice Flintlock 2018, le Chef d’Etat-major général adjoint a remercié tous les partenaires qui se sont engagés pour que l’évènement se tienne. Il a souhaité aux militaires des différents pays présents un bon retour dans leurs pays respectifs.

Omar Idogo

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