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Flintlock 2019: 2000 militaires des forces spéciales de 31 pays partagent leurs expériences au Burkina pour contrer le terrorisme

Pour la seconde fois en dix ans, le Burkina Faso a marqué son accord pour abriter le commandement principal de l’exercice multinational 2019 qui va se dérouler du 18 février au 1er mars. A cet égard, le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, a procédé, lundi, au lancement officiel de cet exercice qui va regrouper 2000 participants de 31 pays dont douze pays africains, seize pays occidentaux et deux pays observateurs en présence du Chef d’état-major général des Armées, de l’Ambassadeur des Etats-Unis et de plusieurs autorités militaires.

le colonel Gilles Bationo et le commandant Osborne lors du point de press

Environ 2000 militaires des forces armées de 31 pays dont douze africains, seize occidentaux et deux observateurs prendront part à l’exercice multinational Flintlock qui se déroulera du 18 février au 1er mars 2019. Ainsi, le Burkina va abriter le Poste de commandement (PC) principal à Kamboinsin et trois sites de manœuvre à Loumbila, Pô et Bobo-Dioulasso. Dans le même cadre, un Poste secondaire est installé à Atar en République islamique de Mauritanie.

Rendez-vous majeur pour les armées des pays participants d’échanger des expériences de partager des connaissances et d’apprendre en retour de nouveaux procédés, Flintlock a pour objectif global de renforcer les capacités opérationnelles des unités spéciales dans la lutte contre le terrorisme. Cet exercice annuel répond, selon le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Chériff Sy, aux attentes des participants tant africains qu’occidentaux.

De son avis, la coopération militaire multinationale renforcée à travers les exercices militaires conjoints constitue l’un des maillons du processus de construction d’une stratégie efficace contre le terrorisme pour une région transsaharienne forte et stable.

Flintlock 2019 représente à ce titre, soutient le ministre de la Défense, une opportunité à saisir pour relever les défis posés par les organisations terroristes et les formes de criminalité dans notre région.

le ministre de la défense accompagné du CEMGA, de l’ambassadeur des États Unis et du général Hick devant le drapeau national

Au regard du contexte sécuritaire qui prévaut depuis quelques années dans les pays sahélo-sahariens, l’exercice Flintlock a été réorienté depuis l’édition 2018 pour que la formation soit désormais axée sur les menaces réelles. En témoigne le nombre de participants cette année qui s’élève à 2000 militaires des forces spéciales.

La menace terroriste est là, foi du Chef d’état-major de l’armée de Terre, le colonel Gilles Bationo, co-directeur de Flintlock lors d’un point de presse avec les hommes de médias après le lancement de l’exercice: «Nous aussi, on est là». Pour lui, le terrorisme monte, la menace est sérieuse et tout le monde est concerné. «On peut comprendre le nombre de participants parce que c’est l’amélioration des techniques et des savoir-faire au niveau d’un poste de commandement multinational et l’entrainement des forces au sol», a-t-il dit.

A l’entendre, l’exercice se situe à trois niveaux: «Sur le plan militaire, c’est l’amélioration des capacités; sur le plan humanitaire, nos hommes apprennent à parler aux populations; et sur le plan politique, cela montre la volonté de mutualiser nos actions, les moyens et de travailler en collaboration».

Les pays participants, renseigne le colonel Bationo, ont envoyé des unités combattantes sur le terrain pour l’entrainement. Ces unités seront donc déployées pour faire des formations et ensuite conduire les opérations avec des gens qui ont déjà fait face à cette menace et qui sont spécialisés dans les forces spéciales.

Encourageant les participants à donner le meilleur d’eux-mêmes et de partager leurs expériences, l’Ambassadeur des Etats-Unis, Andrew Robert Young, est confiant que: «Nous en viendrons à bout qu’en combattant ensemble contre le terrorisme qui est une menace globale, une menace régionale, une menace à laquelle nous faisons face et Flintlock représente cette occasion idéale d’apprendre comment opérer aux côtés des uns des autres».

l’arrivée du ministre de la défense

Pour lui, le Burkina Faso a montré qu’il était à la hauteur de ces défis. Après l’insurrection populaire et la résistance au putsch manqué, «vous résistez de nouveau aux défis complexes sur le plan politique, économique et sécuritaire, vous résistez à ces menaces terroristes, vous montrez au monde quel chemin prendre et nous amis de G5 Sahel, les 31 pays rassemblés, nous sommes honorés d’être à vos côtés», est-il convaincu.

Et le commandant Casey Osborn de renchérir: «En travaillant main dans la main, nous serons capables de venir à tout du phénomène. Nous savons qu’il est important de travailler dans un cadre multinational avec le G5 Sahel  et nous sommes en train de mettre en place le système tactique pour contrôler les opérations».

Madina Belemviré

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