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Foire du 11-Décembre: elle a tenu toutes ses promesses même s’il y a eu des méventes

Dans le cadre des festivités entrant dans le cadre de la célébration de la fête nationale, la foire du 11-Décembre ouverte le 4 décembre dernier pour la circonstance a tenu toutes ses promesses. Nous nous sommes rendus sur place le dimanche 11-Décembre pour voir comment exposants et visiteurs ont apprécié son déroulement.

Alphonsine Tapsoba, vendeuse de brochette dit avoir  pu récupérer l'argent de son investissement
Alphonsine Tapsoba, vendeuse de brochette dit avoir pu récupérer l’argent de son investissement

La foire du 11-Décembre a tenu toutes ses promesses. Si au départ les clients se faisaient rares, force est de constater que depuis la veille des festivités, elle battait son plein. La rue était bondée de monde de tout âge et il était quasi impossible de se frayer un passage. Des articles variés étaient soumis à l’appréciation aussi bien des visiteurs que des clients. On pouvait apercevoir des objets d’art, des tenues traditionnelles, des pagnes traditionnels, des médicaments traditionnels, des bijoux traditionnels, des mets locaux…

Chaque exposant faisait son marketing à sa manière. Soit avec la musique pour attirer les potentiels clients, soit avec des formules de politesse susceptible de ne pas laisser indifférent leurs cibles.

Il était vraiment difficile de se frayer un passage
Il était vraiment difficile de se frayer un passage

Cette stratégie marche sans doute, car de l’avis de Nafissatou Ouédraogo venue du Sahel avec sa mère et sa sœur pour valoriser des produits comme «le gapal, les calebasses, etc.», on ne peut pas faire mieux. «Nous avons récupéré notre investissement engagé dans la vente et engrangé même des bénéfices», a-t-elle dit. Ce sentiment est partagé par Alphonsine Tapsoba vendeuse de brochettes, merguez et friture. Elle a confié avoir récupéré son investissement de 50 000 F CFA qu’elle a mis dans le stand. «J’ai pu récupérer ce que j’ai déjà investi car chaque jour je vendais 10 à 20 kilos», a-t-elle révélé avec un sourire aux lèvres.

Malgré la qualité des produits exposés, les clients n'arrivaient pas à s'en procurer
Malgré la qualité des produits exposés, les clients n’arrivaient pas à s’en procurer

Si la vie est rose chez certains, ce n’est pas le cas chez d’autres qui ont avoué n’avoir pas pu atteindre leur objectif. C’est le cas de Alizèta Ouédraogo qui a exposé des verres, des carafes fabriqués à base de calebasses, des tabourets, etc. Pour elle, les visiteurs ont apprécié les produits présentés, mais n’ont pas pu s’en procurer par manque de moyens. Même son de cloche pour l’Association divine dans la pharmacopée béninoise, exposant de produits pour les hémorroïdes, les faiblesses sexuelles, l’éjaculation précoce, le développement des cheveux, des bassins, des produits pour soutenir les seins. «Il y a beaucoup de personnes, mais les gens ne payent pas parce qu’ils n’ont pas l’argent», a indiqué le responsable avec un visage crispé, car ayant investi pas moins de 100 000 francs dans le stand.

Même sentiment chez Pierre Ouédraogo exposant de pagnes traditionnels au nom du Conseil régional du Centre qui n’est pas très satisfait de cette situation. De son avis, les visiteurs trouvent les produits jolis, mais ils n’arrivent pas à les acheter parce qu’ils les trouvent chers. Cette cherté peut s’expliquer selon lui par le prix élevé des stands, le coût du transport…

Le coût élevé des articles proposés a été effectivement la raison avancée par les clients pour justifier cette mévente. «Ce n’est pas par manque de volonté, mais c’est la cherté des articles qui m’a refroidi. Il y a des choses ici plus chers que l’on trouvait dans les marchés ordinaires à moindre coût», a dévoilé Alimata Zongo, une cliente qui dit n’avoir pas pu acheter quelque chose.

L'Association divine dans la pharmacopée
L’Association divine vendant des produits de la pharmacopée

Hors mis le fait que certains exposants ont fait le déplacement pour se faire un chiffre d’affaires, certains ont saisi l’opportunité pour sensibiliser les populations sur les violences faites aux enfants. Il s’agit du Centre d’études et d’appui-conseil en travail social (CEATS) qui lutte contre les violences faites aux enfants en milieu scolaire. Selon le facilitateur du CEATS, François Didier Ouédraogo, le Centre a profité de l’occasion pour sensibiliser les visiteurs sur la violence faite aux enfants. Et pour réussir à toucher le maximum de personne, il a présenté à chaque visiteur intéressé, des documents, des bandes dessinées traitant des droits des enfants en langue Morée et Dioula.

Somme toute, même si tout le monde n’a pas trouvé son compte à cette foire, elle a quand même tenu toutes ses promesses, car tout s’est déroulé dans le calme.

Madina Belemviré

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