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Fonds miniers: les femmes minières plaident pour que 30% servent à des activités féminines

L’AFEMIB a procédé au lancement de son plaidoyer pour la prise en compte de la dimension genre dans la gestion du fonds minier

«Susciter l’implication de la femme dans la gestion des fonds miniers de développement locaux, rechercher l’adhésion des autorités nationales et locales afin qu’elles consacrent 30% du fonds aux projets des femmes». Tels sont les objectifs que l’Association des femmes du secteur minier au Burkina Faso (AFEMIB) s’est fixée à travers son projet de plaidoyer pour la prise en compte de la dimension genre dans la gestion du fonds minier de développement local. Face à la presse vendredi, elle a procédé au lancement de ce plaidoyer.

Le genre n’est pas suffisamment pris en compte par l’article 26 du code minier de 2015, le décret qui a créé le Fonds minier de développement local (FMDL) et les arrêtés de mise en œuvre. Dans les communes qui bénéficient de ce fonds, la chargée de projet, Annonciata Oumsaoré, a remarqué que moins de femmes sont représentées dans la composition des conseils municipaux.

Annonciata Oumsaore, la chargée du programme

Partant du constat qu’il y a des risques de voir les femmes mises à l’écart dans la mise en œuvre de la gestion de ce fonds, l’AFEMIB a obtenu du Projet d’appui au développement du secteur minier (PADSEM) un accompagnement financier pour mener un plaidoyer pour la prise en compte de la dimension genre dans la gestion du FMDL.

Il s’agira, à court terme, de mener un plaidoyer auprès des autorités nationales et locales afin que 30% de ces fonds servent à des activités qui vont bénéficier réellement aux femmes. Mais pour cela, il faut que les principales actrices s’engagent.

Les journalistes présents à la rencontre

C’est pour cela que l’AFEMIB ambitionne, à long terme, de sensibiliser les femmes sur le plan communal à s’intéresser à la chose politique. «Il faut que les femmes acceptent désormais de prendre des responsabilités au niveau communal, qu’elles acceptent de se présenter comme conseillères et faire partie du conseil communal afin de pouvoir influencer les décisions qui vont être à leur faveur», a souhaité Mme Oumsaoré.

En rappel, créée le 3 décembre 2000, l’AFEMIB est née de la volonté de quelques femmes exerçant leurs activités professionnelles dans le domaine minier. Elle a pour objectif de contribuer au renforcement des capacités des femmes et leurs responsabilités dans le secteur minier en vue de répondre à leurs besoins spécifiques au plan socio-économique. A ce jour, l’association compte plus de 100 membres provenant des sociétés minières, du ministère des Mines, du secteur privé…

Madina Belemviré

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