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Football: pour avoir blessé Mohammed Salah, Sergio Ramos mérite-t-il autant de haine et de menace de mort?

L’Espagnol Sergio Ramos du Real de Madrid, pour avoir blessé l’Egyptien Mohammed Salah de Liverpool lors de la finale de Ligue des champions le 26 mai 2018, fait l’objet de haine sur les réseaux sociaux et même de menace de mort. Ainsi entre-t-il dans la catégorie des joueurs qui pourraient perdre la vie à tout moment. Si les agresseurs ne vont pas jusqu’au bout, le préjudice est parfois lourd à surmonter.

L’action de Sergio Ramos qui a occasionné la blessure de Mohammed Salah

Victime d’une luxation à l’épaule suite à un choc avec Ramos le 26 mai dernier, le meilleur buteur de la Premier League sait qu’il ne pourra pas être rétabli à temps pour le début du mondial. Toute l’Egypte le sait également. D’où l’inquiétude de tout le pays très remonté contre Sergio Ramos. Les Egyptiens, les fans du joueurs et bien d’autres passionnés du foot, sans oublier les supporteurs du Barça, pensent que Ramos a calculé son action dans l’intention de blesser Salah. C’est pourquoi l’Espagnol a été traité de tous péchés d’Israël: «Ramos le Chien», «Animal», «On se vengera», «Saleté» et autres insultes plus violentes encore ont été relayées par des anonymes mais aussi des analystes sportifs ou encore le célèbre homme d’affaires Naguib Sawiris, qui manque rarement une occasion de tweeter.

Loris Karius, le gardien allemand de 24 ans a lui aussi été menacé de mort sur les réseaux sociaux après ses deux énormes bourdes sur deux des trois buts encaissés par Liverpool.

Karius, héro malheureux de la finale de la Ligue des Champions est lui aussi menacé de mort

Mais ces dernier temps, le déferlement de haine contre Ramos a atteint la limite du tolérable. En effet, outre la demande d’un milliard d’euros de dédommagement de l’avocat Bassem Wahba à Ramos, il y a eu une manifestation devant l’ambassade d’Espagne en Egypte (avec certains hommes munis de fusils), menaçant de mort par téléphone. Cela est inquiétant pour le football. C’est vraiment du n’importe quoi.

Certes, la faute de Ramos est vicieuse, agaçante et énervante. Mais elle n’autorise pas des menaces de morts sur le défenseur central de la Roja.

Face aux coups de fils menaçant, et selon les informations de la Cadena Cope, le Madrilène aurait même changé de numéro de téléphone. C’est de l’intolérance et ce n’est plus du football.

Aussi, il est bon de rappeler que comme dans tout sport collectif, les partenaires de football peuvent faire des erreurs. Les adversaires peuvent aussi, dans leur fougue, commettre des fautes graves. Cela est très embêtant. Mais il faut apprendre à tolérer les erreurs et les fautes. La tolérance est une qualité indispensable dans un sport d’équipe comme le football. Elle est très fortement liée au respect des coéquipiers, des règles, de l’arbitrage…

Le souhait avant la Coupe du monde à venir est que dans le monde du football, du sport et de la vie quotidienne en général, tout le monde fasse preuve d’un peu plus de tolérance. Aujourd’hui, les gens n’acceptent plus rien. Les arbitres sont souvent en première ligne et constituent des cibles privilégiées. Le sport en temps que jeu, n’a pas besoin de cette haine.

Théophile MONE

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