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Forces armées nationales: 14 médecins et 4 pharmaciens formés à la médecine de guerre

Au nombre de 18 dont 14 médecins et 4 pharmaciens, la 7ème promotion des officiers spécialistes issus de l’Académie militaire Georges Namoano (AMGN) a rejoint la famille militaire et le service de santé des Armées. La cérémonie marquant la fin de formation médico-militaire a eu lieu mardi sous la présidence du Chef d’état-major général des Armées et en présence de plusieurs chefs militaires de l’Armée nationale.

Le Chef d’état -major général des armée remettant le diplôme au délégué de la promotion

Recrutés en 2016 avec un doctorat en médecine et en pharmacie parmi les jeunes âgées de 30 ans au plus, la 7ème promotion des officiers spécialistes, après avoir suivi une formation initiale d’officier à l’AMGN, a bénéficié pendant huit semaines d’une formation médico-militaire.

L’évolution de la situation sécuritaire, les risques, les missions militaires, renseigne le Directeur central du Service de santé des Armées, le médecin-colonel Hamado Kafando, imposent la nécessité pour les officiers médecins de bénéficier d’une formation spécifique. C’est ce qui justifie ce stage qui est le deuxième du genre, qui vise à préparer les officiers-médecins à l’activité du médecin militaire au sein des armées que ce soit en temps de paix où les activités se confondent aux activités habituelles du médecin tout court ou en temps de crise où les médecins militaires sont souvent au-devant de la scène dans les situations difficiles. Les modules de formation ont donc porté sur la médecine préventive, les chirurgies d’urgence, la médecine de guerre, de catastrophe pour les médecins et la gestion des approvisionnements en biologie médicale, la connaissance des armes chimiques et biologiques pour les pharmaciens.

Photo de famille des 18 officiers spécialistes avec la hiérarchie militaire

A travers cette formation, le médecin-colonel Kafando a noté que la hiérarchie militaire attend des officiers médecins qu’ils soient d’abord professionnels sur le plan médical et ensuite professionnel sur le plan militaire pour pouvoir remplir leur mission. «L’actualité nationale est marquée par les situations d’agression en milieu urbain ou en brousse au niveau de nos frontières. Ils seront confrontés à ce genre de situation et nous attendons d’eux qu’ils puissent contribuer au sauvetage des hommes afin de permettre d’avoir des soldats en bon état de santé et capables de défendre la Nation», a-t-il soutenu.

Content d’avoir bénéficié de cette formation qui a permis aux officiers-médecins d’être «perfusés de l’immense expérience et du savoir-faire des grands anciens», le délégué de la promotion, le sous-lieutenant Daouda Sawadogo, dit avoir pris conscience d’une chose: «Nous avons compris que nous ne sommes pas que de simples pharmaciens et médecins au sein de l’Armée, mais plutôt des médecins et pharmaciens militaires dans le vrai sens du terme».

C’est donc fier de pouvoir désormais servir dans l’Armée qu’il a invité ses frères d’armes à savoir garder à l’esprit leurs responsabilités et le sens humain dans leur mission car, dit-il, «nous sommes appelés désormais à faire face à tout ce qui peut aller dans le sens de la médecine d’urgence».

Madina Belemviré

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