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Fronde sociale: le SYNTSHA envisage d’autres moyens de lutte pour se faire entendre

Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) entend poursuivre la lutte pour la satisfaction de sa plateforme revendicative. Les membres du SINTSHA ont animé à cet effet un point de presse ce 11 juillet 2018, à la Bourse du travail. Pissyamba Ouédraogo, le SG du SYNTSHA et ses camarades ont saisi l’opportunité de leur face-à-face avec les hommes des médias pour faire le bilan de «l’opération caisses vides» organisée les 23 et 24 juin dernier. Ils n’ont pas non plus occulté d’inviter le gouvernement au respect des engagements pris.

Présidium lors de la conférence de presse

«L’opération caisses vides que nous avons entamée les 23 et 24 juin dernier a été un succès». C’est le bilan que fait le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) ce mercredi 11 juillet au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou. Selon le Secrétaire général national du SINTSHA, Pissyamba Ouédraogo, le mot d’ordre a été suivi. «Malgré les menaces, les intimidations et les dispositions prises par le gouvernement pour saboter «l’opération caisses vides», dans la majorité des formations sanitaires du pays, les travailleurs ont respecté le mot d’ordre du syndicat et l’écrasante majorité des patients reçus durant la période ont bénéficié de prestations gratuites», a signalé le principal conférencier du jour.

Les journalistes présents à la conférence

Si cette grève a occasionné des pertes de devise dans les caisses de l’Etat, les membres du SYNTSHA disent ne pas l’avoir fait de gaieté de cœur. «Cette action que nous avons posée entre dans le cadre de l’amélioration du respect de notre protocole d’accord du 13 mars 2017», a dit Pissyamba Ouédraogo.

Pissyamba Ouédraogo,Secrétaire général national du SINTSHA

De l’avis des conférenciers, le protocole d’accord gouvernement-syndicat du 13 mars 2017 a été négatif. En témoigne, disent-ils, les fausses déclarations du gouvernement soutenant que le dialogue n’est pas rompu avec les syndicats. Selon le SYNTSHA, depuis le 6 mars 2018, aucune réunion de concertation n’a lieu avec le gouvernement autour de sa plateforme revendicative. Ils exigent pour cela l’instauration d’un dialogue franc, favorable à la résolution de leur problème et la mise en œuvre conséquente du protocole d’accord du 13 mars 2017. «Notre protocole d’accord est en souffrance, contrairement à ce que le gouvernement dit. Le comble est qu’il n’est pas ouvert au dialogue. Notre principale préoccupation est que le gouvernement respecte les engagements pris», c’est le souhait des conférenciers.

Si rien n’est fait, le SYNTSHA dit vouloir utiliser d’autres moyens de grèves jusqu’à avoir satisfaction. Pour l’heure, ils prennent l’opinion nationale à témoin, car les conséquences qui en découleront seront de la responsabilité du gouvernement.

En rappel, des trois points constituant le protocole d’accord, on peut retenir l’amélioration des conditions de travail des travailleurs de la santé, le respect des droits démocratiques et sociaux, et enfin les questions relatives aux carrières et aux rémunérations.

Hamadou Ouédraogo (stagiaire)

 

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