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Quand les gardiens du temple ne s’entendent pas!

C’est par un communiqué laconique que l’UNAPOL, le syndicat de la police, a révélé les bisbilles au sein de la garde présidentielle, le Groupement de sécurité et de protection républicain (GSPR). Ce n’est pas banal car quand les gardiens du temple ne s’entendent pas, il y a péril en la demeure.

Les gendarmes et les policiers chargés de la sécurité du président du Faso et des institutions républicaines n’arrivent plus à regarder dans la même direction. Ce n’est pas bon signe. Mais cela était prévisible : les deux corps d’hommes de tenue n’ont jamais filé le parfait amour et ça c’est depuis la nuit des temps. La police a souvent été mise en retrait quand il s’est agi de publier les résultats des grandes enquêtes sur des criminels. Celà a souvent frustré les policiers qui aimaient à dire qu’on leur vole toujours les fruits des travaux de leurs fins limiers. Voilà pourquoi, depuis un moment, la police donne aussi à la presse et au public les arrestations de bandits de grands chemins et autres criminels. Dans un Etat démocratique, la protection des institutions revient à la police. Ce sont les régimes d’exception qui sont venus perturber l’ordre établi, sinon les présidents Maurice Yaméogo et le général Sangoulé Lamizana étaient sous escorte de la police.

Le colonel Saye Zerbo s’était mis sous la protection de la Gendarmerie nationale de son fidèle lieutenant-colonel Badembié Nézien. Le capitaine Sankara est ’’tombé dans les bras’’ des éléments du CNEC dont il a été le premier commandant puis passé sous le commandement de son frère capitaine Blaise Compaoré. C’est ce corps qui a d’ailleurs renversé le commandant Jean-Baptiste Ouédraogo. Et sous Blaise Compaoré la situation a été corsée avec  la naissance du fameux RSP.

Aujourd’hui, avec le retour à une vie constitutionnelle normale, on a créé un corps mixte composé de gendarmes et de policiers. Malheureusement, la mayonnaise semble ne pas prendre. Il y a un problème pas de corps mais d’hommes aux egos surdimensionnés. C’est simple, il faut changer les éléments et mettre en place des hommes qui ont à cœur de protéger le président et les institutions.

Pour bien faire, il serait bien que le GSPR ait sa propre tenue. Une fois qu’on y accède, on cesse d’être policier, gendarme ou militaire, avec un seul chef qui ordonne et on exécute. Il est important aussi de veiller à ce que ce corps ne se transforme pas en RSP édulcoré.

O. H.

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