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Grève des chauffeurs routiers: les transporteurs expriment leur colère

L’ensemble des organisations des transporteurs routiers était face à la presse dans l’après-midi du 03 avril 2019 pour exprimer son ras-le-bol et dire à l’opinion d’éviter de faire l’amalgame entre la grève des transporteurs et celle des chauffeurs. Cette sortie médiatique était l’occasion d’éclaircir les choses, après la survenue, selon ces organisations, d’«un mouvement d’humeur de chauffeurs récalcitrants et incontrôlés».

le présidium lors du point de presse

«Nous, nous sommes des transporteurs, nous ne sommes pas des chauffeurs. Il ne faut pas que quand des individus non identifiés qui se disent chauffeurs entrent en grève on dise que c’est une grève des transporteurs» a déclaré Bonaventure Kéré, secrétaire général de la Fédération nationale des acteurs du transport (FENAT). Il est appuyé dans ses propos par son confrère Honoré Yonli, SG de l’Organisation des transporteurs routiers du Burkina (OTRAF) qui affirme que cette grève est l’œuvre d’individus non identifiés qui n’ont rien à voir avec des chauffeurs professionnels. Il le confesse en disant: «Ces chauffeurs qui font le désordre sur les axes routiers sont en réalité pour la plupart des chauffeurs indisciplinés qu’aucun transporteur ne veut embaucher encore. Ce sont des indisciplinés caractérisés qui n’ont plus rien à perdre en réalité. Voilà pourquoi ils ont intérêt à ce que tout se grippe». Et M. Kéré de renchérir en lançant un appel aux autorités afin que ces individus soient mis hors d’état de nuire, «radicalement et définitivement».

M. Kéré

Il faut rappeler que le mouvement d’humeur des chauffeurs a débuté le mardi 2 avril avec un groupe de chauffeurs qui ont marché pour réclamer de meilleures conditions de travail et de vie mais aussi le départ de M. Issoufou Maïga, SG de l’Organisation des Transporteurs routiers du Burkina. Et c’est là tout le problème. Pour Bonaventure Kéré et les siens, «le chauffeur est un employé. Le transporteur, son employeur, c’est-à-dire le propriétaire du camion. Le conducteur ne peut pas venir donner des ordres au transporteur par rapport à sa propre organisation qui est l’OTRAF». De ce fait, M. Kéré a demandé aux autorités de prendre leurs responsabilités et de sévir avec la dernière rigueur de la loi afin que l’ordre et l’accalmie reviennent.

Par ailleurs, il a plu au SG de l’OTRAF, M. Honoré Yonli, de rappeler que les transporteurs ne sont pas rentrés en grève depuis 1950. Aussi, tout en se démarquant de ce mouvement d’humeur de certains chauffeurs ne sont mêmes pas reconnus par l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (URCB), il appelle «l’Etat à recadrer les agitateurs».

Hamadou Ouédraogo

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