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Grève des enseignants: le Président de l’Assemblée nationale demande au gouvernement et aux syndicats de trouver un moratoire

«Les fonctionnaires sont indispensables au bon fonctionnement de l’Etat, mais il n’y a pas que les fonctionnaires qui ont droit aux ressources de l’Etat» a indiqué le Président de l’Assemblée nationale, Alassane Sakandé, le 22 décembre 2017, dans son discours de clôture de la 2eme session ordinaire de l’Assemblée nationale. Il a invité les syndicats à respecter les textes qui encadrent le droit de grève.

Alassane Sakandé procède à la clôture de la 2ème session ordinaire de l’année 2017

Alassane Sakandé constate que des efforts multiples ont été consentis par l’Etat pour améliorer les conditions de vie des travailleurs. Mais force est de constater que les grèves et autres mouvements d’humeur se sont succédé à un rythme ahurissant. Pour le Président de l’Assemblée nationale, malgré la main tendue du gouvernement et sa disposition sans cesse renouvelée au dialogue, certains syndicats ont choisi d’inscrire leurs actions dans la logique du rapport de forces.

Il en veut pour preuve la surprenante et grave décision des enseignants du primaire et du secondaire de prendre en otage les évaluations des enfants du pays, leurs propres élèves, hypothéquant ainsi l’avenir de toute la nation.

«Je suis issu du monde du travail et tout ce qui touche aux conditions de vie des travailleurs ne m’est pas étranger» a-t-il révélé, avant de poursuivre: «Les fonctionnaires sont indispensables au bon fonctionnement de l’Etat, mais il n’y a pas que les fonctionnaires qui ont droit aux ressources de l’Etat». Pour lui, le salaire est vital pour le travailleur, mais il n’y a pas que les salaires à améliorer. Il y a bien plus que tout ça.

Sans se positionner comme un donneur de morale; loin de là! Il se rend tout simplement à l’évidence, parce qu’il est impératif de garantir à chaque Burkinabè, sans distinction aucune, les conditions de vie les meilleures.

Il a invité les syndicats à la retenue et au respect des textes qui encadrent la grève parce qu’en ces temps, la grève est en passe de devenir l’activité la plus pratiquée dans l’administration.

Il les a exhortés au dialogue avec le gouvernement afin de formuler les termes d’un moratoire dans l’intérêt de tous. «L’Assemblée nationale veillera au respect du compromis qui sera issu de ce moratoire. Mais qu’ils se rassurent, cette trêve sociale, ce compromis salvateur, n’est pas opposable à leur quête légitime d’un mieux-être» a ajouté Alassane Sakandé.

S’adressant au gouvernement, il a prôné la création de conditions d’un dialogue franc et sincère avec les partenaires sociaux et au respect de ses engagements pris.

Synthèse de Abouga Tagnan

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