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Guillaume Soro à Ouaga?

En continuant la fouine sur la rencontre entre Salif Diallo Gorba et Guillaume Soro, des éléments nouveaux sont tombés dans l’escarcelle de Mounafica. Et dans le fouillis, on peut retenir que l’exemple du MPP semble ne pas déplaire au président de l’Assemblée ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro. Il aimerait faire comme le trio RSS, c’est-à-dire sortir des rangs du RHDP et du RDR pour voler de ses propres ailes. Seulement voilà, lui aurait rétorqué Salif Diallo, les contextes ne sont pas les mêmes!

Rencontre Salif Diallo et Guillaume Soro au Luxembourg
Rencontre Salif Diallo et Guillaume Soro au Luxembourg

Pour le cas du MPP, les raisons étaient tout trouvées: la modification de la Constitution pour rester au pouvoir ad vitam aeternam, ce que les Burkinabè dans leur grande majorité ont refusé. Dans le cas ivoirien, ADO n’a pas caché son intention de passer  la main. Il semble même pressé de le faire. L’élément fondamental qui est la grogne sociale n’est pas possible et les essais de démonstration de puissance avec les mutineries à répétitions ne sont pas faits non plus pour arranger les choses car ils ébouriffent les populations qui vont se mettre du côté d’ADO.

Créer un parti pour aller à la présidentielle face aux dinosaures du RDR, du PDCI et même du FPI semble donc suicidaire. Les vieux partis ont toujours des soubassements solides. Il ne faut pas compter sur la jeunesse intellectuelle car elle est plus accrochée aux réseaux sociaux qu’au terrain et aux bulletins de votes. Pour preuve, si, ici au Faso, le CDP avait eu le nez de présenter un candidat même totalement anonyme à la présidentielle, le risque était grand d’aller au second tour.

Cette analyse a quelque peu refroidi Soro.

L’autre élément nouveau est la possible venue de Soro à Ouagadougou dans le cadre de la rencontre des parlementaires de la Cedeao, du Tchad et de la Mauritanie sur le financement adéquat de la santé, le dividende démographique et les politiques de population.

Tous les présidents des parlements de la Cedeao sont normalement attendus. Soro est président de parlement, donc dans ce syllogisme, il doit venir à Ouaga pour participer à la rencontre. Le peut-il? Il veut bien faire, seulement voilà.

Si entre lui et Gorba c’est une affaire de frères de case, tous les Burkinabè n’habitent pas dans cette case. Gorba va-t-il prendre le risque d’accueillir Soro et se voir lyncher sinon publiquement du moins médiatiquement? C’est un gros risque à ne surtout pas prendre.

Si on y ajoute les derniers éléments survenus en Côte d’Ivoire avec la montée en puissance de Hambak (Hamed Bakayoko), l’ami qui veut du bien à Soro, il est aussi risqué pour Soro de quitter les bords de la lagune Ebrié par ces temps… Il lui est utile d’être sur place pour colmater les brèches car il y en a partout…

Mounafica, tout œil tout ouïe!

Un commentaire

  1. Qu’il vienne au pays des insurgés et on verra.Salif doit choisir entre le peuple et Soro ,soutien incontesté du coup d’Etat du RSP. Du sang des victimes,du sacrifice suprême des Burkinabé meurtris,nous vaincrons!
    Qui lèche pas le panier cherche ses blessures.

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