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Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly à propos de son avenir: «Il y a une vie après le palais»

Le débat sur la grève des financiers est l’un des sujets privilégiés ces derniers temps. Surtout, sur les réseaux sociaux. Si bien que certains se posent des questions sur l’avenir du premier responsable en charge de ce département. Saisissant l’occasion du point de presse du gouvernement mardi, Rosine Sori-Coulibaly a déclaré que, comme tout un chacun, elle a un passé et aura aussi un avenir.

La 2ème ministre de l’Economie, des Finances et du Développent de l’histoire du Burkina Faso, Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly, la tête bien sur les épaules.

«Concernant mon avenir, c’est très simple: comme vous, j’ai un passé et j’aurai aussi un avenir», a répondu la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement. «Je reprends ce que le président ghanéen Jerry Rawlings a dit dans un libre, ‘’La vie après le palais’’, pour dire aux différents chefs d’Etat qu’il y a une vie après le palais».

Il faut noter que Mme Coulibaly est la deuxième femme au Burkina à tenir les  rênes du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (il y a eu Hadja Bintou Sanogo sous Blaise Compaoré), un département qui a été dirigé par des hommes depuis plus de 50 ans. Cadre des Nations Unies où elle a coordonné des activités professionnelles, Rosi Sori-Coulibaly porte sur elle un lourd bagage intellectuel. Elle a occupé plusieurs postes au sein du PNUD avant d’être appelée à prendre le plus grand département ministériel dans son pays, le Burkina Faso.

Mais ces dernières semaines, elle fait l’objet de critiques de tout genre dû au débrayage des agents de son ministère, surtout sur les réseaux sociaux où l’on peut constater que les injures sont de plus en plus prisées par certains internautes.

Toute chose que Mme Coulibaly ne va pas manquer de souligner, car dit-elle: «Lisez sur les réseaux sociaux où on vilipende tout le monde, on insulte, on intimide, c’est du terrorisme intellectuel».

A l’entendre, cela affecte le moral des travailleurs qui ne souhaitent pas s’inscrire dans cette logique de grève. «Les agents jouent sur le moral d’autres et certains sont obligés de demander à travailler si possible depuis la maison parce qu’ils ont peur», a-t-elle soutenu. C’est ce qui explique d’ailleurs, de son avis, la présence des forces de sécurité au sein de son département pendant les différents mouvements d’humeur des syndicats. «C’est juste pour rassurer les agents  qui le souhaitent, de pouvoir assurer le service pendant les grèves», a-t-elle conclu.

Madina Belemviré

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