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Halte aux grossièretés sur le… ‘’con’’ de la Femme!

Au Burkina et surtout à Ouagadougou, certaines injures sont devenues populaires. On les entend à tout bout de chemin, sur les chantiers et dans les kiosques. Le ‘’con’’ de la femme en langue mooré (excusez Tanti Natha CSC, c’est simplement pour que tout le monde comprenne de quoi il s’agit) est employé par bon nombre de Burkinabè comme injure. Nè Wendé!

«Hey, magnedg-bila, maana wana?» pour dire «c’est comment?» «Hey, magnedg-bila, ya sonma bi?» (Ça va bien?)». Nè Wendé!

Ces gros mots ont fini par contaminer les jeunes qui s’en servent comme des mouchoirs. Nè Wendé!

Hier, j’ai assisté à une scène désolante entre une femme et deux enfants de 4 ans. En effet, les deux enfants étaient en train de s’amuser comme à leur habitude, quand l’un a insulté le ‘’con’’ de la maman de l’autre: «Magnedg-bila!». Nè Wendé

Ce dernier s’est engagé dans une course-poursuite avec le garnement malpoli. Heureusement où malheureusement, il est tombé sur la maman de l’enfant qui venait de l’insulter. Après s’être enquérie sur les mobiles de cette course-poursuite, je suis resté bouche bée face à la réaction de la femme: «C’est à cause de ça que tu veux frapper mon enfant? S’il t’insulte, tu l’insultes en retour, mais tu ne dois pas le frapper!» Nè Wendé!

Hannn! Au lieu de corriger son enfant et de lui montrer le bon exemple, cette bonne dame, qui n’est pas gênée que des enfants de 4 ans parlent de son «con», incite par-là les autres à faire pareil! Nè Wendé!

Est-ce que tout le monde est fait pour être parent? C’est la question que je me suis posée. Quelle éducation veut-on donner à nos enfants? Déjà qu’ils ne sont pas enfants de deux hommes ou de deux femmes! Nè Wendé!

Rien qu’avant-hier, mon pote Mounafica avec ses grandes oreilles m’avait rapporté avoir entendu un enfant d’environ 7 ans insulter son camarade: «Magnedg-tramazole biiga!» Nè Wendé!

La maman était assise là à écouter sans broncher. Pas étonnant, quand on sait que certaines mères même insultent leurs propres enfants de la sorte. Nè Wendé!

Au temps de nos parents, quand un enfant déconnait, on le corrigeait en le punissant pour lui montrer que ce qu’il a fait est mauvais. Mais de nos jours, si certains parents sont toujours dans cette dynamique, ce n’est pas le cas chez d’autres. Or, si un enfant grandit dans un environnement où on ne lui montre pas certaines limites, il ne faut pas s’étonner de voir certains élèves tenter de porter la main sur leurs enseignants, de voir certains enfants manquer de respect à leurs parents où leurs aînées. Nè Wendé!

L’éducation commence d’abord par la maison. On ne peut pas tout laisser entre les mains de l’Etat. Ce n’est pas montrer aux parents comment éduquer leurs enfants, mais il serait bon pour certains de revoir leurs méthodes et leurs copies. Nè Wendé!

2 commentaires

  1. vra de vra ‘yaa sida,au bon vieux temps quand un enfant faisait une faute dehors,n’importe quel adulte le corrigeait et s’il a eu la mauvaise idée de courir rejoindre la maison ,l’adulte l’y rejoignait et après explication ses propres parents corrigeaient l’enfant,mais aujourd’hui si jamais tu touches à l’enfant de quelqu’un tu peux te retrouver à la Maco

  2. C’est la culture Moaga (il faut le dire) qui banalise ce genre d’expressions et donc les injures de cet acabit. C’est parce que c’est banal pour un Moaga d’insulter le « con » de la mère de l’autre que c’est comme ça. Le problème, c’est que tous les enfants vivant dans un environnement pareil, Mosse ou non, finissent par se convaincre que c’est normal ! Les gardiens de la culture et des traditions Mosse sont interpellés en premier. Il faut oser poser le problème publiquement pour espérer atténuer le danger…

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