Haut conseil du dialogue social: «C’est une doléance de l’UAS», dixit Georges Yamba Kouanda - Les échos du Faso
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Haut conseil du dialogue social: «C’est une doléance de l’UAS», dixit Georges Yamba Kouanda

Accusées d’avoir accepté de prendre part à la mise en place du Haut conseil du dialogue social (HCDS) pour se faire de l’argent, cinq centrales syndicales sur les six que compte le Burkina Faso ont tenu à sortir du silence. Au cours d’une conférence de presse animée vendredi, elles ont balayé du revers de la main ces accusations dont l’objectif est de les «livrer à la vindicte populaire».

Les représentants des cinq centrales syndicales lors de la conférence de presse

«Il n’y a pas quelqu’un qui s’est engagé dans le syndicalisme parce qu’il cherche de l’argent. Nous avons des carrières professionnelles bien fournies», a assuré le SG de la Confédération syndicale du Burkina (CSB), Guy Olivier Ouédraogo, répondant à ceux qui les accusent de prendre part au HCDS pour arrondir leurs fins du mois.

Selon les explications de Georges Kouanda, SG de l’Union syndicale des travailleurs du Burkina, le HCDS est une doléance du mouvement syndicale. «C’est l’UAS qui l’a demandé et toutes les centrales syndicales étaient d’accord au départ pour y prendre part. Nous ne pouvons pas comprendre que le gouvernement accède à la demande et nous le décrions comme une institution de trop», a-t-il dénoncé.

Dès le lendemain de la mise en place du Haut conseil du dialogue social, a noté Guy Olivier Ouédraogo, il y a eu beaucoup de développement qui ont été faits au niveau de la presse sur la base d’accusations de certaines personnes. «D’aucuns disent que ceux qui y allaient devaient percevoir 1 million 500 de francs CFA par mois et que c’était des retraités qui n’avaient pas pu économiser pendant leur carrière et qui voulaient se refaire une santé financière», a-t-il relevé. Toute chose qui n’est que des injures aux yeux de M. Ouédraogo. «Nous ne pouvons accepter cela», a-t-il martelé, avant de prévenir: «Celui qui veut nous accuser de ne pas être des gens intègres, je convie la presse à nous suivre, d’aller photographier les cours dans lesquelles nous vivons, de regarder nos bulletins de salaire pour voir si nous ne sommes pas des personnes intègres».

A entendre les conférenciers, suite au décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’institution, le ministre de la Fonction publique a invité les centrales syndicales à proposer leurs représentants pour nomination. Jusqu’à la date du 30 août 2017, a souligné Paul Kaboré, et malgré les relances du président de mois, cinq des six centrales avaient fourni leurs représentants et c’est cette liste qui a été transmise au ministre en attendant la sixième centrale. Pendant les trois mois qu’a duré l’attente, dit-il, «nous pouvons vous certifier qu’aucune centrale n’a posé le problème de représentativité ni de salaires de conseillers au niveau de l’instance des centrales syndicales, car cela ne figurait nulle part dans les textes consensuels du HCDS».

Il a donc invité la CGTB, la seule centrale qui a refusé de prendre part au HCDS, de les rejoindre afin qu’ensemble, ils participent à la consolidation de la paix au Burkina.

Madina Belemviré

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