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HAUTS-BASSINS Bobo-Dioulasso: des producteurs d’eau préemballée illégalement demandent l’intervention du gouverneur pour rouvrir leurs unités

Du 29 au 30 mai dernier, la police de l’eau des Hauts-Bassins a procédé à un contrôle de formalité des unités de production d’eau. A l’occasion, plusieurs unités ont été fermées pour non-conformité à la règlementation en la matière. Les propriétaires de ces unités qui, du reste, crient à l’arbitraire, sont allés demander au gouverneur d’intercéder auprès de la police de l’eau pour la réouverture de leurs unités. C’était dans la matinée du lundi 4 juin 2018 à Bobo-Dioulasso.

Ils se sont regroupés devant le gouvernorat pour demander l’intervention du gouverneur auprès de la police de l’eau

C’est dans le cadre de ses missions régaliennes que la police de l’eau des Hauts-Bassins a initié de manière inopinée cette opération de contrôle des unités de productions d’eau minérale préemballée.

Cette opération a permis de dénicher des unités qui exerçaient dans la clandestinité. Comme sanction, la police de l’eau à procédé à la fermeture de celles-ci. Cette situation n’est pas du goût des fautifs qui crient à l’arbitraire.

Alpha Touré, représentant des mécontents

Pour Alpha Touré, président de l’Association des producteurs d’eau conditionnée du Burkina, il devrait y avoir un préalable à l’opération de contrôle et de fermeture. Selon lui, une sensibilisation préalable ou une mise en demeure aurait évité cette situation.

En plus de cela, la structure de contrôle, déplore-t-il, se rend sur le terrain manu militari. Et de dénoncer la nouvelle règlementation car selon lui, elle est taillée sur les mesures des règlementations occidentales. «Pour bénéficier de la signature du protocole d’accord avec le Laboratoire national de santé publique, il faut avoir pour source de production d’eau un forage. En plus, il est désormais exigé une somme annuelle de 800 000 FCFA à verser pour l’analyse d’eau contre 30 000 FCFA par mois auparavant» ont précisé Alpha Touré et ses camarades qui, d’ailleurs, estiment que ces charges sont insupportables pour de petites unités comme les leurs. Aussi, souhaitent-ils le maintien de l’ancien cahier de charge et ce, après un dialogue franc et sincère entre eux et les autres acteurs notamment la police de l’eau.

Non contents de la fermeture de leurs unités de production d’eau, ces derniers se sont rassemblés devant le gouvernorat des Hauts-Bassins avec pour principale préoccupation, la réouverture de leurs unités de production le «plus tôt possible». Pour ce faire, ils souhaitent avoir l’appui du gouverneur comme médiateur pour y parvenir.

Les représentants des mécontents reçus par le chef de cabinet du gouverneur (à droite)

Reçu par le chef de cabinet du gouverneur, Siaka Koné, les représentants des mécontents du jour ont déballé à leur hôte leur volonté d’aller à la table de négociation avec la police de l’eau pour une sortie de crise.

En retour, le chef de cabinet du gouverneur leur a promis de transmettre leur doléance à qui de droit.

Cependant, leur a-t-il suggéré d’adresser d’abord une correspondance à la police de l’eau pour mieux comprendre les exigences de l’opération afin d’éviter un quiproquo dans la gestion de la crise.

Cheick Omar Traoré

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