HAUTS-BASSINS Les promoteurs d’écoles privées sommés de se conformer à la loi avant la fin du mois de mai 2018 - Les échos du Faso
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HAUTS-BASSINS Les promoteurs d’écoles privées sommés de se conformer à la loi avant la fin du mois de mai 2018

Le mardi 24 avril 2018, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins était face aux promoteurs d’établissements privés d’éducation et d’enseignement de la région. Objectif, échanger avec eux autour des questions relatives à l’assainissement du milieu éducatif.

Le présidium

Face aux intéressés, le gouverneur Antoine Atiou avait une information principale: se mettre en règle vis-à-vis de la loi régissant la création et l’ouverture d’établissements privés d’éducation préscolaire, primaire et d’enseignement post primaire et ce, au plus tard à la fin du mois de mai 2018.

Les établissements privés d’éducation et d’enseignement poussent au Burkina Faso comme des champignons. Cependant, ils sont nombreux à fonctionner dans la clandestinité, c’est-à-dire qui ne se conforment pas à la disposition légale en la matière.

Le 21 septembre 2017, cette situation avait conduit le gouverneur à publier une liste de 123 établissements menacés de fermeture pour non-respect des règles édictées en matière de création et d’ouverture d’établissements scolaires.

Antoine Atiou, gouverneur de la région des Hauts-Bassins

Face à la menace de fermeture qui planait sur eux, certains établissements scolaires se sont vite mis à jour. Cependant, d’autres sont restés dans l’illégalité jusqu’à présent. Pour le gouverneur, il est impératif que tous les établissements soient en règle vis-à-vis de la loi. «Le secteur doit être assaini quand on sait que beaucoup d’établissements d’enseignement privés ne sont pas en règle et ne respectent même pas le minimum de dispositions du cahier de charges. Nous ne pouvons pas permettre que des enfants de notre région soient enseignés dans ces conditions», a-t-il réagi.

C’est dans cette optique qu’il les a convoqués afin d’échanger avec eux autour des questions relatives à l’assainissement du secteur privé d’éducation et d’enseignement. Ainsi, les a-t-il sommés de se mettre à jour vis-à-vis de la loi et ce, au plus le tard à la fin du mois de mai 2018. Un délai que certains promoteurs trouvent très proche car leurs dossiers seraient toujours en cours de traitement.

Sur la question, le gouverneur se veut serein. «Cette année, il y a eu une facilitation de délivrances des autorisations de création et d’ouverture pour les préscolaires et les primaires. Le ministère autorise les gouverneurs à délivrer les autorisations de création et d’ouverture des établissements préscolaires et primaires. Seuls les établissements secondaires privés auront besoin d’aller jusqu’à Ouagadougou. Donc, pas d’inquiétude à ce niveau», a-t-il indiqué avant de préciser qu’il n’y aura pas d’excuses pour ceux qui ne vont pas se conformer à la loi avant le délai de rigueur.

Cheick Omar Traoré

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