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Hôtel Silmandé: les travailleurs reprennent le service!

Après cinq mois de chômage technique, les travailleurs de l’hôtel Sopatel Silmandé ont repris le service ce jeudi 12 octobre. L’information a été livrée mercredi par l’Unité d’action syndicale (UAS) hier mercredi lors d’une conférence de presse.

Les travailleurs vont reprendre le travail à l’hôtel Silmandé

Suite à une assemblée générale de concertation avec les travailleurs de l’hôtel Silmandé sur une correspondance du gouvernement adressée à l’UAS, les travailleurs ont décidé de reprendre le service après cinq mois de chômage technique. Selon, le secrétaire général de la CGTB, également président de mois des centrales syndicales, Bassolma Bazié, l’UAS est restée sur sa faim face aux propositions qui ont été faites par la direction générale de l’hôtel.

Mais, dit-il, dans un environnement de dialogue, il faut savoir avancer. D’autant plus que la correspondance du gouvernement dit clairement que dès que les travailleurs retournent à l’entreprise et que le climat devient serein, des conditions seraient créées pour poursuivre les échanges. «Les travailleurs sont hors de l’entreprise pendant cinq mois, la rentrée scolaire est déjà arrivée, il faut scolariser l’ensemble des enfants, donc il faut savoir faire des concessions», a-t-il souligné.

Concernant les points qui sont restés en suspens, s’inscrit le renouvellement du contrat à durée indéterminé. A ce sujet, informe Bassolma Bazié, la direction générale est restée sur sa position de réécrire de nouveaux contrats. Toute chose que l’UAS désapprouve, car cela va annuler l’ancienneté du travailleur. En plus de cela, le document qui devait sanctionner l’ensemble des rencontres pose aussi problème. «Le gouvernement nous a dit que la direction aurait souhaité que ce soit un procès-verbal  pourtant nous on voulait un protocole d’accord», a-t-il confié.

Bassolma Bazié

Enfin, le dernier point de désaccord est relatif au refus de la direction de réintégrer les deux délégués syndicaux en même temps que l’ensemble des travailleurs parce qu’elle estime qu’ils sont impliqués dans des malversations. Pour ce cas présent, M. Bazié a noté que l’UAS ne veut pas protéger un travailleur qui est fautif car la première fonction d’une organisation syndicale est d’éduquer ses militants afin qu’ils soient des modèles sociaux et professionnels. «Ce que nous avons posé comme préoccupation, c’était la validité et la véracité des propos avancés par la direction incriminant les responsables du personnel», a-t-il dit.

Le gouvernement a donc proposé de mettre en place un comité administratif composé d’inspecteurs et de contrôleurs de travail qui va statuer sur les deux cas dans un délai d’une semaine. Il s’agira pour le comité de réunir l’ensemble des preuves et d’échanger avec les travailleurs et la direction générale pour ensuite confronter les preuves. «S’il s’avérait que les accusations sont fausses, la loi doit s’imposer à qui de droit. Mais si ces délégués sont véritablement des fautifs, l’UAS ne peut pas les protéger», a prévenu Bassolma Bazié.

Madina Belemviré

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