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Il y a un an, le peuple burkinabè prenait son destin en main grâce à des élections réussies et apaisées

Au pouvoir depuis 1987, contre vents et marées, Blaise Compaoré avait voulu modifié la Constitution et se porter candidat à un cinquième mandat consécutif en 2015. Aveuglé par l’amour du pouvoir et berné par son entourage, il venait de commettre l’erreur de trop; ce qui avait déclenché un soulèvement populaire en fin octobre 2014 et mis fin à 27 ans de règne sans partage du président Blaise Compaoré.

Du coup, la question de la succession du président burkinabè était ouvertement posée. Une succession qui n’était pas gagnée d’avance tant Compaoré avait dominé la vie politique et fermé les possibilités d’alternance. Il faillait réussir le challenge d’élections transparentes, justes et apaisées par une Transition émaillées de tourments.

Des électeurs devant le bureau de vote N. 1 de la commune rurale de Guiaro aux environs de 6 h le 22 mai
Des électeurs ordonnés et disciplinés

Il faut noter que l’insurrection victorieuse des 30 et 31 octobre 2014 a été chèrement arrachée au prix d’une trentaine de morts, une centaine de blessés et d’importants dégâts matériels qui se sont chiffrés à des milliards de francs CFA.

Pour sortir du bourbier politico-social, une Transition a été mise en place avec pour mission de conduire le Pays des Hommes intègres vers des élections justes qui posent les bases solides d’un processus d’alternance démocratique qui soit au service de la tolérance, du développement et de l’émergence du Burkina Faso. Mais cette Transition politique a été émaillée de tourments. On se rappelle en effet que l’élection présidentielle a dû être reportée en raison du putsch raté du 16 septembre 2015 orchestrée par l’ancienne garde prétorienne de Compaoré contre le chef de l’Etat de la Transition, Michel Kafando. Un coup de force dont la paternité fut revendiquée le lendemain par le général Gilbert Diendéré, l’ancien chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré. Une tentative malheureuse qui avait été mis en échec grâce à la mobilisation populaire et à l’armée restée loyaliste.

Contrairement au passé, Aujourd'hui avec le présiun effort est fait afin de reverser toutes les recettes au trésor public
Des élections apaisées et réussies qui ont permis d’élire Roch Marc Christian Kabore comme président du Faso

Cet acte inédit et héroïque venait de prouver que les Burkinabè avaient soif du retour de l’ordre constitutionnel normal dans leur pays après la chute inattendue de l’ancien régime.

Par la grâce de Dieu et par la détermination du peuple burkinabè le pays est sorti de la Transition avec les élections réussies de la présidentielle et des législatives couplées du 29 novembre 2015. Ces élections historiques, il faut le dire, avaient été saluées par la communauté internationale surtout que les acteurs politiques avaient fait preuve d’un fair-play exemplaire. En effet, l’on se souvient que les adversaires du président élu avaient reconnu leur défaite, le ton ayant été donné par le principal challenger, M. Zéphirin Diabré, qui avait très vite félicité Roch Marc Christian Kaboré.

D’ailleurs, dans un communiqué qu’il avait rendu public, le gouvernement de la Transition s’était réjoui d’avoir «conduit à terme la mission que lui a confiée le peuple burkinabé, en relevant de nombreux défis, dont le principal a été la réussite des élections couplées présidentielle et législatives du 29 novembre 2015».

Depuis, une nouvelle page s’est tournée pour les Burkinabè qui doivent orgueilleusement relever ensemble de nouveaux défis dont la réconciliation nationale et le développement socio-économique de leur très cher pays.

Les Echos du Faso

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