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Ils font hoba hoba, alors que ce sont des bébés hollandais!

Lorsqu’on les voit, ce sont des gourous, des gens qui mangent chaud, boivent frais et rotent bruyamment. Quand ils parlent, c’est avec emphase et assurance. Nè Wendé!

Quand on écoute certains, ils ont la grande gueule. Ils causent mal et profèrent des menaces. Mais dès que tu touches à un seul de leurs cheveux, ils sont cocoroco. Nè Wendé!

Regardez comment ils se succèdent dans les cliniques. En dehors de Golf qui tient bon comme fer, les autres ont des bobos. Mais pour Golf, on peut dire que c’est naissance: faut voir comment il est filiforme! Sec comme fil de fer. Nè Wendé!

Faut pas voir que c’est un militaire. Parce que Djibi aussi est militaire mais ça ne l’a pas empêché d’atterrir sur un lit d’hôpital. Mais il faut reconnaître que Djibi s’est éloigné des casernes et des ‘’8-kils’’ pour voler dans les airs, déambuler dans les salons feutrés, buvant l’eau minérale sous les lambris dorés et le fêfê des clims. Ça laisse des séquelles, quand on ne redescend pas de temps en temps sur terre. Nè Wendé!

Presque tous les anciens dignitaires du régime Compaoré n’ont pas supporté les conditions d’études à Gnoko. Dès qu’on a mis le grappin au collet du tonton Kanis, il a piqué la frousse et la diarrhée l’a conduit dans une clinique. Nè Wendé!

Il y a peu, tanti Natha aussi a quitté le foyer de l’université de Gnoko pour poursuivre ses études à l’externat. Idem pour sa sœur Lopez qui ne supportait plus le confort de ce foyer et a préféré prendre une chambre aux Genets. Nè Wendé

On dirait que ce genre de gars sont claustrophobes et n’aiment pas être entre 4 murs! Tous ces gars et gos qui sont là et qui djafoules là, si on leur offre seulement deux minutes de séjour à Gnoko, ça va être katanga. Nè Wendé!

Pourtant, les petits délinquants voleurs de poulets et de chèvres y vivent dans des conditions précaires mais on ne regarde pas leurs cas. Peut-être que eux aussi ne supportent pas les conditions de détention et ils en souffrent mais eux, on ne les laisse pas en liberté provisoire pour aller se soigner. Nè Wendé!

Cela m’amène à déduire que nos môgôs puissants ne sont pas aussi résistants comme le citoyen Gomtibo. Si c’était avant, on dirait qu’ils sont des bébés hollandais qui ne résistent pas aux maladies alors que les Gomtibo qui ont bu des décoctions d’écorces et de racines sont blindés et peuvent résister à des températures de ±50° dans une cellule de 1m sur 1. Nè Wendé!

Il faut donc voir qu’un homme est un humain et ce qu’un humain ne supporte pas, un autre ne peut pas le supporter. Il faut donc laisser la permission aux Gomtibo d’aller aussi soigner leur djokodjo ou typhoïde là où ils peuvent, c’est-à-dire au village. Nè Wendé!

Un commentaire

  1. Les gars, vous êtes formidable. Très bel article.

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