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Implantation d’une usine de traitement des déchets plastiques en carburants: l’APEVA invite les autorités à être plus flexibles

L’APEVA a invité les autorités à être plus flexibles pour éviter que le projet n’échappe au Burkina

L’Association professionnelle des entreprises de valorisation des déchets plastiques (APEVA) a invité mardi, lors d’une conférence de presse, les autorités burkinabè à être plus flexibles, plus entreprenantes et plus esprit PNDES pour que le projet sur l’implantation de l’usine de transformation des déchets plastiques en carburant qui devrait créer 242 emplois directs et 10 000 emplois indirects n’échappe pas au Burkina au profit d’un pays voisin.

«Si nos autorités ne se montrent pas plus flexibles, plus entreprenantes et plus esprit PNDES, nous allons perdre le énième projet au profit d’un autre pays voisin plus pragmatique», a déclaré le président de l’APEVA, Yacouba Belemviré.

Selon ses confidences, l’association a été approchée en 2016 par un partenaire burkinabè pour l’accompagner dans l’obtention des autorisations devant aboutir à la création d’une usine de transformations des déchets plastiques en carburants.

Yacouba Belemvire,président de l’APEVA

Il s’agit, selon Yacouba Belemviré, d’une unité mécanisée de recyclage de déchets plastiques et des huiles usées transformés en carburant diesel et en essence. Pour un investissement de près de 11 milliards, foi de M. Belemviré, l’unité aura une capacité de traitement de 50 tonnes de déchets par jour pour un chiffre d’affaires d’environ 9 milliards. En plus, poursuit-il, ce projet entre en droite ligne des axes 2 et 3 du PNDES, notamment dans ses volets promotion de la recherche, de l’innovation au service de la transformation structurelle de l’économie, de la promotion de l’emploi décent pour tous et pour les jeunes, l’amélioration du cadre de vie. «L’usine en question devrait absorber au moins 50 tonnes de déchets plastiques par jour soit 18 250 tonnes l’an, créer 242 emplois directs et au moins 10 000 emplois indirects au profit des acteurs intervenant dans ce domaine», a expliqué le président de l’APEVA.

Les femmes qui participent a la collecte des déchets plastiques

Des démarches entreprises auprès du ministère de l’Environnement ont porté fruit, puisque le premier responsable s’est montré favorable à ce projet. Il ne restait alors que l’autorisation d’implantation du ministère du Commerce. L’APEVA a exprimé son étonnement d’apprendre, aux dernières nouvelles, que le projet est bloqué par ce ministère qui a avancé des raisons de vide juridique. «Le PNDES n’a-t-il pas réfléchi aux questions de vides juridiques et à des procédés pour accélérer les procédures dans ce cas de figure?», s’est interrogé le président de l’APEVA qui a fait remarquer que si les autorités ne se montrent pas plus flexibles et entreprenantes, ce projet risque de leur échapper au profit d’un pays voisin, à savoir le Mali, dont les autorités ont vite mis en place une commission interministérielle pour accélérer l’implantation de cette usine.

Pour éviter que cela n’arrive, l’APEVA a invité le président du Faso, le Premier ministre ainsi que les ministres concernés, à prendre le problème à bras-le-corps pour que ce projet ne leur échappe pas.

Madina Belemviré

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