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Inauguration de l’échangeur du Nord: fin de calvaire pour les usagers de la route

La coupure du ruban symbolique par le président du Faso

Le Président du Faso a inauguré, le jeudi 15 novembre 2018 au Rond-point de la Jeunesse à Ouagadougou, l’échangeur du Nord. Cette inauguration, qui constitue la treizième du genre depuis le début de son mandat, signifie pour Eric Bougouma que le gouvernement travaille.

L’heureux édylle de la capitale

Le jeudi 15 novembre 2018 est un jour spécial pour les usagers de la direction Tampouy. Et pour cause, après trois ans de calvaire, trois ans de longues files d’attente, trois ans de déviations, elles peuvent enfin pousser un ouf de soulagement. Soulagement parce que l’échangeur du Nord, qui constitue l’un des plus grands échangeurs de l’Afrique de l’Ouest, est enfin ouvert à la circulation.

Le représentant des autorités coutumières

Comme le dit le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Beouinde, ce point précis de l’échangeur constituait le trafic le plus élevé de la ville de Ouagadougou. «En 2014, on enregistrait 42 000 véhicules », a-t-il indiqué. La réalisation de cet ouvrage participe donc à donner une forme urbaine à la centralité secondaire du quartier de Tampouy au bénéfice direct des arrondissements 3, 8 et 9 qui abritent plus de 500 0000 habitants et un rayonnement sur les arrondissements 2 et 4. Cet échangeur du Nord fait pour lui la fierté de notre capitale.

Une vue de l’infrastructure

Selon les explications du ministre des Infratructures, en plus d’ouvrir l’accès aux arrondissements 3 et 9, l’échangeur ouvre l’accès à Bassinko, à la commune rurale de Pabré, à la route nationale Nº2 qui va vers Ouahigouya, à la route nationale Nº22 qui est l’une des portes du Sahel.» Ce joyau architectural, poursuit le ministre, comprend notamment un carrefour central à quatre nœuds, un carrefour à l’intersection avec la route nationale Nº22 en échangeur de type trompette et deux passages supérieurs sur la voie Béré-Ouaga-Kaya.»

Le ministre des Infrastructures qui a eu la chance de conduire le projet

L’échangeur du Nord, c’est aussi l’interconnexion de 10 ponts, quatre ouvrages hydrologiques, 22 kilomètres de voiries urbaines revêtues en béton bitumineux, 12,5 kilomètres de voies piétonnes en pavé,s 5 passerelles de 30 à 45 mètres, 877 mètres linéaire de dalots, 10,5 kilomètres de caniveaux de diverses sections, 115 mètres de terrassement prolongé par 600 mètres de chainage d’évacuation de 42 mètres de largeur…

Les personnes géantes étaient présentes pour magnifier la gigantesque oeuvre

Financé en partenariat public privé (PPP), ce projet innovant qui constitue une première expérience dans les infrastructures routières au Burkina, a coûté 70 milliards de Francs CFA. Il a aussi permis d’employer 1200 ouvriers en moyenne. Durant les trois ans qu’a duré le chantier, aucun accident grave n’a été relevé. Toute chose qui réjouit le responsable de l’entreprise SOGEA-SATOM qui a réalisé les travaux.

Le représentant Afrique de l’Ouest de l’entreprise qui a réalisé les travaux

Cette entreprise donne l’exemple aux autres, à entendre Éric Bougouma qui, bien souvent font preuve de lenteur. Dans la mise en œuvre du programme des infrastructures routières, Éric Bougouma a prévenu que «Il n’y aura plus de place pour les entreprises boiteuses.»

Par ailleurs, le ministre des infrastructures est revenu sur les supputations qui disent que ce projet est d’une autre époque. «On entend par ci et par là que ce projet est un projet d’une autre époque. Mais le président a pris l’engagement de le construire et il est devenu une réalité car même si les travaux ont été lancés le 5 décembre 2015, c’est en mars 2016 qu’ils ont effectivement débuté soit moins de trois ans, terme contractuel pour le réaliser», a-t-il noté.

Madina Belemvire

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