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Infrastructures: le président du Faso lance les travaux de l’un des plus grands projets économiques de l’histoire du Burkina

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, en compagnie de son homologue du Liberia, Georges Weah, a présidé, le mardi 30 octobre 2018 à Gampèla, bourgade située dans la commune de Saaba, la cérémonie de lancement officiel  des travaux de construction et de bitumage de l’autoroute de contournement Nord et Sud de la ville de Ouagadougou. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, des autorités coutumières et des populations de Gampèla sorties nombreuses pour la circonstance.

La joie du président Kaboré et de son ministre des Infrastuctures était nette. Georges Weah a également été témoin du lancement de ce grand projet.

Désengorger les artères principales de la ville de Ouagadougou afin de répondre à l’éternel problème de mobilité et de fluidité du trafic sur les grands axes routiers et assurer la sécurité des usagers de la route et des riverains. C’est l’un des projets du gouvernement burkinabè dans son programme de modernisation des réseaux routiers. En vue de le mettre en œuvre, le gouvernement a, dans le cadre d’un contrat de Partenariat public-privé (PPP), obtenu de l’Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils (EBOMAF), un financement pour la réalisation des travaux de construction et de bitumage de l’autoroute de contournement de la ville de Ouagadougou Nord et Sud.

La traversée de l’agglomération ouagalaise par le trafic de transit entre les pays comme le Niger , le Bénin, le Togo et le Ghana d’une part et la Côte d’Ivoire et le Mali d’autre part, joint au trafic des poids lourds, a fini, selon le ministre des Infrastructures, Éric Bougouma, par mettre la ville de Ouagadougou dans une situation de cauchemar pour les habitants et les transporteurs routiers.

Les chefs coutumiers sont aussi sortis massivement à la tête des populations

La réalisation de cette route de contournement s’imposait donc comme une nécessité car, à entendre le patron des Infrastructures, elle va améliorer la fluidité du trafic sur les artères de la ville de Ouagadougou, diminuer le temps de parcours des usagers et par la même occasion les coûts d’exploitation des véhicules. Aussi, elle va contribuer à sécuriser les usagers et les riverains de la ville de Ouagadougou.

Hormis cela, poursuit le «Bulldozer national», ce projet contribuera à la création de milliers d’emplois pour les jeunes et les femmes des différentes communes traversées, mais aussi pour la ville de Ouagadougou. Il offrira un important portefeuille élargi de contrats de sous-traitance pour les petites et moyennes entreprises burkinabè et de nombreuses opportunités d’affaires pour le secteur privé national notamment par l’aménagement de plateformes logistiques et zones industrielles et l’industrialisation des communes rurales traversées.

Les présidents Weah et Kaboré, le ministre Bougouma et le PDG Bonkoungou

Cette autoroute, qui va débuter dans le village de Yimdi dans la commune de Tanghin-Dassouri, est une succession de rocades circulaires qui font une boucle autour de Ouagadougou sur un linéaire d’environ 125 km. Elle traverse trois régions à savoir le Centre, le Centre-Sud et le Plateau Central, neuf communes que sont Tanghin-Dassouri, Pabré, Loumbila, Saaba, Koubri, Saponé et les arrondissements 4 et 8 de Ouagadougou.

Il s’agit donc, pour «M. Route», d’un boulevard extensible composé de 2 fois 2 voies de 3,5 m, d’un terre-plein central de 10 m de largeur et de pistes cyclables de 1,5 m en rase campagne. En traversée d’agglomération, la piste cyclable passe à 3 m ainsi qu’un trottoir de 1,5 m. Les intersections de ce nouveau boulevard circulaire et des routes nationales seront aménagées en carrefours plan circulaire.

D’un coût global de 181 milliards de francs CFA, renseigne Éric Bougouma, le financement est assuré conjointement par l’État burkinabè et EBOMAF par un prêt structurant de 10 ans de maturité dont 2 ans de différé, pour une durée d’exécution de 36 mois hors saison de pluies.

«Nous estimons être à la hauteur de la tâche en comblant vos attentes visant à offrir un grand brin de bien-être à vos concitoyens et concitoyennes», a assuré le PDG de EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou. Même si son entreprise a engrangé des succès à l’extérieur, Mamadou Bonkoungou n’a pas oublié ses origines. «C’est la terre natale qui a guidé mes premiers pas d’opérateur économique et d’homme d’affaires et je dois tout à la mère patrie, le Burkina Faso», a-t-il dit.

Madina Belemvire

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