Inutile de tenir un procès qui va laisser chacun sur sa faim - Les échos du Faso
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Inutile de tenir un procès qui va laisser chacun sur sa faim

A deux jours de la reprise du procès du putsch manqué de septembre 2015, les avocats de la défense ont animé une CDP (une conférence de presse) pour dénoncer le traitement judiciaire du dossier. Les avocats relèvent des irrégularités dans les textes juridiques. Des anomalies qui n’ont pas été corrigées. Demain donc, comme l’a prédit Mounafica, il n’y aura pas de procès. L’audience sera encore renvoyée à une date ultérieure. Nè Wendé!

Pendant ce temps, les FDS doivent monter la garde et être encore plus vigilants. On ne sait jamais! Nè Wendé!

Pour revenir au sujet, il faut dire que dans ce journal même, nous nous sommes déjà posé la question de savoir si notre justice n’est pas simplement incompétente. Car, comme dans le dossier des anciens dignitaires du régime Compaoré, ce sont encore les avocats qui relèvent les irrégularités. Les magistrats, civils et militaires, ne voient que dalle dans les dossiers. Nè Wendé!

Cela emmerde tout le monde. Les accusés mais aussi les plaignants. Les accusés qui veulent connaître leur sort et les plaignants qui veulent connaître la vérité. Nè Wendé!

Avec une justice aussi bancale, ce sont les victimes qui risquent d’être déçues car même si le Général Diendéré a reconnu avoir tenté de prendre le pouvoir par la force et qu’il y a des morts et des blessés, il peut recouvrer la liberté. Nè Wendé!

Que faire? Violente question. Comme en son temps la Transition n’a pas jugé la chose dans le feu de l’action à travers une juridiction d’exception, il faut demander conseils aux vieux avocats et magistrats. Oui, la Transition a été ce monstre hybride mi-Etat d’exception mi-Etat démocratique, alors qu’il fallait simplement être dans l’exception pour régler beaucoup de choses qui pèsent sur nous aujourd’hui. Nè Wendé!

Le Burkinabè veut la liberté mais il est trop indiscipliné. La Transition aurait dû replacer les choses sur les rails avant de remettre le pouvoir à un homme démocratiquement élu. Au contraire, elle (la Transition) a laissé des dossiers encore plus corsés que ceux du régime Compaoré. Nè Wendé!

Toutes les misères du régime Kaboré ont démarré avec l’octroi des émoluments aux magistrats décidé par la Transition. Tout le monde s’est engouffré dans le petit trou d’aiguille qui a fini par devenir un gouffre. Nè Wendé!

Voilà les dossiers qui pendent plus que jamais devant une justice devenue obsolète et inopérante. Il est sûr et certain que les avocats vont montrer la voie à suivre demain encore. Cette fois, il faut prendre le soin de bien noter les incongruités pour dépoussiérer les textes et les mettre nickel. Inutile de se presser pour tenir un procès qui va laisser chacun sur sa faim. Nè Wendé!

Un commentaire

  1. bien dit,au risque de me voir poursuivi pour outrage à magistrats je ne vais pas être crû,sinon seulement demander’mais où et qui a forme nos chers ce mot est pris dans un double sens ,ils sont cherement payés,se sont nos chers juges,mais il leur manque des elements de droit,ca ne coûte rien d’organiser des cours de mise à niveau des magistrats burkinabè pour que la justice porte son nom,juste,equitable et libre

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