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Je suis en boule contre Stéphane et consorts!

Nè-Wendé

Nè Wend que lorsque le Rocco a mis Stéphane Sanou au ministère de l’Industrie, j’ai dit voilà une très bonne décision. Parce que, pour un enfant de Bobo, on ne raconte pas la ruine de l’industrie. Il voit ça, il vit ça tous les jours. Nè Wendé!

Donc, Stéphane à l’Industrie et au Commerce, Bobo devrait retrouver un souffle, à défaut de retrouver son souffle d’antan. Quand ta maman est dans les funérailles, tu ne peux pas manquer de galettes, dit l’adage. Or que, depuis qu’il est au ministère, il est devenu le ministre des industries et des commerces qui marchent de Ouagadougou. Nè Wendé!

Le pouvoir de Roch-là, ce pouvoir post-insurrectionnel-là, c’est un pouvoir qui doit être impopulaire parce qu’il doit retirer des privilèges indus, agir dans le sens de l’intérêt général. Nè Wendé!

On sait pourquoi les industries qui existaient sont mortes. S’il ne le sait pas, moi, Nè Wendé, ancien élève des collèges et lycées de Haute-Volta, ancien CDR, je vais le lui apprendre: des gourous du système Compaoré ont fait de l’import (ils disent import-export alors qu’ils n’exportent rien) leur business. Avec un téléphone et un fax, ils passent commandes de camelotes et de déchets alimentaires d’Asie et ils asphyxient l’économie. Nè Wendé!

Toute la ville de Ouagadougou, du centre-ville jusque dans les non-lotis, de grands entrepôts sont bondés de marchandises de toutes sortes et de toutes qualités douteuses. Si ces ‘’déchets’’ étaient seulement passés par les circuits normaux! Mais non, c’est presque des produits frauduleux, des marchandises de la contrebande! Nè Wendé!

Donc, Stéphane doit inciter les bonnes décisions à défaut de les prendre, pour protéger l’industrie et l’économie locales. Il faut interdire l’importation de certains produits, on s’en fout, point barre! Nè Wendé!

J’ai déjà parlé des pneus, des huiles, des piles, bref de beaucoup de choses que nous savons faire ici et bien. Pas plus tard qu’hier, je voyais à la télé une pharmacienne présenter le coton hydrophile qu’elle fabrique. Du coton provenant directement des champs de nos cotonculteurs. Nè Wendé!

Qu’attend-on pour interdire à jamais l’importation de ce type de coton et l’imposer dans toutes les formations sanitaires du Faso! Nè Wendé!

Il y a des ministres qui pensent que être à la télé et à la radio, c’est ça bosser. Il faut prendre des décisions courageuses et assumer! Etre ministre, c’est aussi être président du Faso par délégation et accepter de prendre des coups à sa place. Nè Wendé!

Si tu n’as pas pu interdire l’importation des pagnes 8-Mars de l’Asie, débrouille-toi avec la Laure Hien choco pour qu’on ne les voie pas dans les cérémonies. Ya n ya boin? Même le Trumpeur a décidé de protéger l’industrie et l’économie américaines. Les tops au monde. Ce n’est pas nous qui n’allons pas protéger nos petites fabriques qui font vivre des familles. Nè Wendé!

D’ailleurs, je vais commencer à interpeller un à un les ministres qu’on ne sent pas. Au départ, on avait fondé l’espoir sur certains. Plus de 12 mois de ministère, ça suffit pour avoir une vision. On croyait que Tahirou allait avoir beaucoup de difficultés en raison de la forte colonie de rastas qu’il doit gérer mais bizarrement il s’en sort mieux. Nè Wendé!

P S: 

Lorsque mon ami Mounafica a lu mon papier sur Stéphane Sanou, il m’a dit que si c’est ça-là seulement, donc mon cœur est trop petit! Puis, il m’a dit d’ajouter: «Pour des gens qui sont venues pour ressusciter l’industrie, montre-moi une seule loi qui est venue protéger l’industrie locale? Si, du temps de Blaise Compaoré, il y avait une pagaille organisée, de nos jours c’est une pagaille incontrôlée. Le ministère ne doit même plus comporter l’Industrie puisqu’elle n’existe pas.

Tout a été fait pour remettre la Chambre de Commerce et d’Industrie à ceux qui l’avaient car avec la Transition, l’espoir était permis que les choses allaient changer. Aujourd’hui, même les brins d’allumettes sont importés. Aucun clou n’est fabriqué au Burkina Faso. Le Made in Burkina que Stéphane veut promouvoir ce sont des unités de façade. A tel point qu’il faut aujourd’hui repenser la structure du ministère. Il vaut mieux créer un ministère de l’Industrie plein à part car Commerce veut dire ici magouille.

Winner Industrie fabrique des piles. Mais il est pratiquement impossible de voir, sur le marché burkinabè, une pile Winner. Si ton wackman dit de lui envoyer une pile de cette marque pour arranger ton problème, si tu ne pars pas à l’usine négocier, ton problème va te bouffer.

Idem pour les pneus de la SAP. Idem pour les huiles enrichies à la vitamine de SN Citec. Le ministère du Commerce devrait travailler à organiser les grossistes vers les unités industrielles nationales afin d’écouler leurs productions. Il doit travailler à protéger le marché intérieur pour que ces unités puissent vendre.

Comment peut-on comprendre et accepter qu’au Pays des Hommes intègres, l’industrie du pain soit aujourd’hui entre les mains d’expats ou que-sais-je-encore? Comment comprendre que les GMB, qui sont capables d’alimenter le marché national, sont asphyxiés par un seul groupe ayant le monopole de la vente de la farine de blé, de la production du pain voire de la vente du matériel de boulangerie?!

Quand on demande le bilan de Roch Marc Christian Kaboré, les gens rétorquent qu’il n’est qu’à la première année de son pouvoir. Mais son bilan, est en réalité la somme des bilans de tous les ministères. Dans 5 ans, à cette allure, on se demande ce que le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat va présenter. Car 0 X 5 égale 0.»

Donc, c’est ce que mon ami Mounafica m’a dit d’ajouter, sinon je ne dois pas dire que je suis en boule. Nè Wendé!

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