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Journée mondiale de la contraception: Marie Stopes initie une formation au profit des journalistes

C’est à Koudougou ce 26 septembre 2018, Journée mondiale de la planification familiale, que Marie Stopes a décidé d’initier une formation au profit des journalistes. Koudougou parce que c’est une ville pionnière en ce qui concerne l’historique de l’installation de Marie Stopes au Burkina. L’ONG s’y est installée en 2009 parce que la ville enregistrait le taux le moins élevé de l’utilisation des méthodes contraceptives du Burkina.

Cette formation avait pour objectif, entre autres, de renforcer les connaissances des journalistes sur les méthodes de la planification familiale afin de porter l’information juste et de barrer la voie aux préjugés et autres formes de fausses rumeurs qui circulent sur les produits modernes de la planification familiale.

Le présidium à l’ouverture de la formation

La cérémonie d’ouverture a été marquée par deux allocutions. D’abord le mot de bienvenue du représentant du maire de la ville de Koudougou. Dans son intervention, il s’est dit très honoré du choix porté sur sa ville tout en précisant que dans sa ville, les moins de 15 ans constituent plus de 50% de la population «donc, ce type d’évènement à Koudougou n’est que salutaire». Aussi a-t-il remercié Marie Stopes pour tous les efforts fait en faveur de la ville de Koudougou.

Les participants à la formation

La deuxième allocution fut celle du représentant de madame le gouverneur de la région du Centre-Ouest, monsieur Sayouba Sanogo, président de la cérémonie. Il a révélé toute l’importance qu’a la planification familiale dans les ménages. Sa présence d’ailleurs a-t-il fait savoir, témoigne de l’importance que les autorités du Burkina, plus précisément celles de la région du Centre-Ouest accordent à cette question. Il a émis le vœu que par cette formation, les hommes et femmes de médias parviennent à convaincre ceux-là qui sont toujours réticents quant à l’adoption de la PF. Une brève présentation de Marie Stopes-BF (MS-BF) par son représentant résident, monsieur Georges Coulibaly, s’en est suivi. Il a rappelé que MS-BF œuvre dans le domaine de la santé de la reproduction, fournit des services de haute qualité en PF à travers différents canaux d’offres de services.

Démonstration de port de condoms exécutée par un journaliste

La formation proprement dite entamée, les journalistes ont soulevé certaines préoccupations sur la PF. Ces préoccupations tournent autour de la résistance de certaines confessions religieuses face à l’utilisation de la PF, des grossesses en milieu scolaire, des prestations de Marie Stopes-BF (MS-BF), des rumeurs sur les conséquences de l’utilisation de certaines méthodes contraceptives, etc. Des préoccupations bien évidemment qui ont trouvé réponse auprès de ces spécialistes venus partager leurs connaissances. Les représentants de MS-BF ont également pu apporter des réponses claires aux différentes préoccupations soulevées par les journalistes. De cet échange, on retient qu’aucune femme au Burkina Faso qui se rend dans un centre de santé de MS-BF pour avoir une méthode de contraception ne doit se retourner bredouille, qu’elle ait de l’argent ou pas. Une réponse qui rassure ceux-là qui s’inquiètent des coûts des méthodes contraceptives. Il ressort aussi que de toutes les confessions religieuses au Burkina Faso, seule L’Eglise catholique s’oppose aux méthodes modernes de planification familiale, préconisant les méthodes naturelles.

Georges Coulibaly, Représentant résident de Marie Stopes au Burkina

A la question de la méthode de contraception la plus utilisée au Burkina Faso, il est ressorti que les injectables viennent en tête suivis des implants, les stérilets puis des autres méthodes permanentes. Les doutes sur l’utilisation de certaines méthodes contraceptives ont aussi été levés. Il est à retenir que, comme tout médicament, les produits de la planification familiale peuvent avoir des effets secondaires en fonction des organismes. Toutefois, les études menées sur la question prouvent l’efficacité et la non toxicité de ces produits, selon Dr Boubacar Sanogo: «Personnes n’est jamais morte en prenant les produits contraceptifs; maintenant il appartient à l’individu d’évaluer les avantages et les inconvénients qu’il a en les utilisant ou pas». Cette formation s’est terminée en fin de soirée avec une communication du Dr Boubacar Sanogo sur les généralités de la contraception, les différentes actions clairement définies des produits contraceptifs sur l’organisme humain en général et les appareils génitaux en particulier.

Hamadou Ouédraogo

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