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Journée mondiale de liberté de la presse: la responsabilité des médias dans un contexte sécuritaire au menu des échanges

Le Burkina Faso à l’instar des autres pays du monde entier commémore chaque 3 mai, la Journée mondiale de liberté de la presse. Le mercredi 3 mai 2017, la secrétaire générale du ministère de la Communication, Hortense Zida, a procédé à l’ouverture des activités commémoratives.

Hortense Zida, secrétaire générale du ministère de la Communication
Hortense Zida, secrétaire générale du ministère de la Communication

Placée sous le thème «Défis sécuritaire au Burkina Faso: rôle et responsabilités des médias», la commémoration de cette année intervient dans un contexte sécuritaire assez inquiétant. En effet, depuis 2015, le Burkina Faso, a relevé le président du comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo, Boureima Ouédraogo, est dans l’œil du cyclone djihadiste. Face à ce contexte marqué par l’insécurité grandissante, les médias doivent faire attention au traitement de l’information sécuritaire pour ne pas fragiliser les initiatives entreprises par les Forces de défense et sécurité.

Les participants, dont le Haut représentant du président du Faso, Shériff Moumina Sy (en blanc)
Les participants, dont le Haut représentant du président du Faso, Shériff Moumina Sy (en blanc)

Ainsi, «quelles peuvent être les responsabilités des hommes de médias sur ces questions sécuritaires, quelles peuvent être leurs contributions dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation?» Ce sont autant d’interrogations sur lesquelles les acteurs des médias, les éléments des Forces de défense et de sécurité, la société civile vont se pencher à l’occasion de cette Journée mondiale de liberté de la presse.

Pour Boureima Ouédraogo, le choix du thème vise à créer les conditions d’une bonne collaboration entre les FDS et les hommes de médias. L’amélioration de cette collaboration pourrait de son avis, contribuer à une mobilisation citoyenne plus forte contre le terrorisme, mais surtout à un sursaut national pour résister à la menace.

En plus de cela, M. Ouédraogo pense que la réflexion est davantage indispensable au regard de l’ascension des nouveaux médias, notamment les réseaux sociaux qui ne connaissent pas les limites éthique et déontologique.

Ce 3 mai intervient aussi dans un contexte où l’environnement économique des médias est des plus précaires avec des organes de presse qui suspendent leurs activités à cause de la dette intérieure, notamment les factures impayées de l’Etat et la faiblesse de la scène publicitaire. A ce sujet, Boureima Ouédraogo a souligné que «quand les médias se ferment, ce sont les espaces de liberté qui se restreignent».

Selon le dernier rapport de Reporters sans frontières, le Burkina se hisse à la 42ième place au plan mondial et à la première place de l’Afrique francophone. Même si ce rang laisse croire selon Hortense Zida, que notre presse brille de mille feux, Boureima Ouédraogo a prévenu que «si on y prend garde avec la suspension des activités des médias, le classement de l’année prochaine risque d’être encore mois flatteur que celui de l’année dernière».

Madina Belemviré

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