Journée mondiale des réfugiés: 24 000 individus majoritairement maliens bénéficient à la date du 31 mai, de l’asile au Burkina, selon le HCR - Les échos du Faso
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Journée mondiale des réfugiés: 24 000 individus majoritairement maliens bénéficient à la date du 31 mai, de l’asile au Burkina, selon le HCR

A la veille de la journée mondiale des réfugiés célébrée chaque 20 juin, le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Secrétariat permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (SP-CONAREF) ont animé une conférence de presse le mardi 19 juin 2018 à Ouagadougou. Objectif, donner des informations relatives aux réfugiés dans le monde en général et ceux vivant au Burkina Faso en particulier et aussi sur les activités prévues au cours de cette journée.

La représentante résidente du HCR a animé la conférence de presse en compagnie du SP de la CONAREF

Selon le rapport statistique annuel global Tends, à la fin 2017, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a dénombré 68,5 millions de personnes déracinées, soit plus de 3 millions de personnes de plus qu’en 2016. C’est donc environ 44 500 personnes qui sont déracinées par jour ou une personne toutes les deux secondes. Parmi ces personnes déracinées et vulnérables, déplore la représentante résidente du HCR, IoliKimyaci, 55% sont des enfants.

Au Burkina Faso, à la date du 31 mai 2018, plus de 24 000 individus majoritairement maliens bénéficient de l’asile, de l’assistance et de la protection de l’Etat Burkinabè et du HCR contre 104 000 en 2012. Récemment avec les tensions intercommunautaires au centre du Mali, confie IoliKimyaci, près de 4500 nouveaux demandeurs d’asile maliens et des burkinabè qui vivaient au Mali ont été accueillis dans les régions du Nord et de la boucle du Mouhoun du Burkina.

A propos de la gestion des réfugiés au Nord du Burkina face à l’insécurité, le secrétaire permanent de la CONAREF, Issa Joseph Paré, a rappelé qu’il n’y a pas de gestion de réfugiés sans sécurité. Selon lui, le Burkina rassemble deux grands camps. Un camp à Mentao situé à 7 kilomètres de Djibo qui regorge 6131 réfugiés et un autre à Goudoubo à 15 kilomètres de Dori avec 7747 réfugiés. «Nous avons un mémorandum d’entente avec la sécurité qui assure la protection de ces camps. Le camp de Mentao est protégé par la police nationale et Goudougo est sécurisé par la gendarmerie», a-t-il dévoilé précisant que les Forces de défense et de sécurité bénéficient d’une formation afin de pouvoir comprendre les réfugiés.

En plus de ces deux camps, poursuit M. Paré, «nous avons une catégorie de réfugiés appelée hors camp qui regroupe 8830 réfugiés qui vivent autour des points d’eau, dans les pâturages avec leur bétail».

Activités prévues pour la journée mondiale des réfugiés

Il faut noter que la journée mondiale des réfugiés a débuté au Burkina avec un match de football entre les réfugiés et les journalistes qui s’est soldé par un score de 3-1 au profit des journalistes. La journée proprement dite sera marquée par une cérémonie officielle le mercredi 20 juin à 10h au ministère des Affaires étrangères. Une cérémonie qui va permettre de décerner trois prix aux artisans les plus méritants pour encourager l’entreprenariat et la créativité, selon le secrétaire permanent de la CONAREF. Egalement, des journées portes ouvertes sur la protection des réfugiés ainsi que des expositions ventes d’articles artisanaux faits par les réfugiés le 23 juin au sein de l’institut supérieur de sécurité humaine sont aussi prévues.

Madina Belemviré

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