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Journée nationale de la liberté de presse: la contribution des médias dans les changements politiques en Afrique au centre de la célébration

Justin Coulibaly
Justin Coulibaly

Le mardi 20 octobre 2015, les professionnels des médias se sont réunis à Ouagadougou en la faveur de la 17ème édition de la journée nationale de la liberté de presse, pour échanger sur la contribution des médias dans les changements politiques en Afrique. Présidée par le président du comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ), Justin Coulibaly, la cérémonie d’ouverture a connu la participation des experts du domaine et des représentants des autorités de la Transition.

De nombreux professionnels des médias ont participé àl'ouverture de la 17ème édition de la liberté nationale de presse
De nombreux professionnels des médias ont participé à l’ouverture de la 17ème édition de la liberté nationale de presse

«Médias et changements politiques en Afrique: quelle contribution?» C’est sous ce thème que s’est ouverte la 17ème édition de la journée nationale de la liberté de presse. Ce thème est, selon Justin Coulibaly, un «continuum» du Festival international de la liberté d’expression et de presse (FILEP), qui a été interrompu le 16 septembre dernier par le coup de force perpétré par le «tristement célèbre» général Gilbert Diendéré, actuellement en détention à la MACA.

Boureima Sigué
                          Boureima Sigué

En effet, au moment où plus d’une centaine de journalistes étaient réunis à Ouagadougou, dans le cadre du FILEP, cette rencontre avait été brutalement interrompue par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), commettant le coup d’Etat le «plus insensé», ainsi que des actes «barbares contre la presse», s’est indigné Justin Coulibaly.
A la suite du cérémonial, les participants ont eu droit à un panel suivi de débats sur le thème «Médias et insurrection au Burkina Faso!» animé par des experts nationaux de la question, tels que le Président directeur général des Editions Le Pays, Boureima Jérémie Sigué, le directeur de publication du Reporter, Boureima Ouédraogo, et celui de lefaso.net, Cyriaque Paré.

Cyriaque Paré
Cyriaque Paré

Ce panel a eu comme modérateur, le professeur Serges Théophile Balima qui, d’entrée de jeu, a déclaré qu’on peut être fier d’être journaliste au Burkina Faso. «La presse montre de plus en plus sa maturité. Elle peut contribuer utilement à l’édification de la démocratie», a-t-il soutenu.
D’autres activités, à savoir la projection du film «Une révolution africaine: les 10 jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré», et une soirée gala, le mercredi 21 octobre pour la remise du Prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation ainsi que du Prix de la meilleure journaliste 2015, sont au programme de la 17è édition de la journée nationale de la liberté de presse au Burkina Faso.

Pr Serge Théophile Balima
                Serge Théophile Balima

En rappel, la journée nationale de liberté de presse a été instituée en 1998, suite à l’assassinat du journaliste Norbert Zongo ainsi que trois de ses compagnons le 13 décembre 1998 sur la route de Sapouy. Norbert Zongo enquêtait sur l’assassinat de David Ouédraogo, le chauffeur du frère cadet du président déchu Blaise Compaoré. Cet assassinat avait révolté le monde de la presse qui n’a cessé de réclamer justice pour cet homme qui évoluait dans l’investigation. Depuis lors, chaque 13 décembre, une cérémonie d’hommage est organisée en sa mémoire.
Madina Belemviré

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