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Justice: les Burkinabè ne voudraient pas être des témoins impuissants d’une mascarade procédurale

Les grands et historiques procès s’ouvrent habituellement dans un climat étrange, une sérénité de plomb, avec cette impression désagréable que laissent les faux départs. S’ils ne sont pas reportés pour des raisons que le citoyen lambda ne comprend pas, ils laissent un goût amer et inachevé. Certes, les professionnels du droit expliquent parfois que les reports successifs sont nécessaires pour respecter le principe du contradictoire afin que chaque partie puisse exposer ses arguments. Mais tout excès choque. Il faudrait donc éviter de jouer avec les nerfs d’un peuple impatient et assoiffé de justice.

La justice: il faudrait éviter le dilatoire dans le dossier du général Gilbert Diendéré et des 83 autres

Comme aux grands classico du football qui se terminent par un score nul et vierge, parfois, l’on s’étonne que les grands procès annoncés avec fracas commencent de manière terne et sans goût et se terminent en queue de poisson. Il arrive en effet que par des procédures dilatoires certains professionnels du droit fassent traîner les choses et retardent les prises de décisions. Ainsi; il arrive qu’à la discrétion du juge et avec la complicité des avocats, certains reports soient décidés de façon répétitive. A vrai dire, cette stratégie judiciaire agace et décourage certaines personnes. La question que l’on se pose souvent est si le dossier est complet, et que toutes les pièces sont déjà confiées aux avocats… pourquoi des reports sans cesse? Reculer pour mieux sauter? Pas toujours puisqu’il y a certains avocats qui abusent de la pratique qui consiste à déposer des conclusions la veille de l’audience, ce qui impose à l’avocat adverse de solliciter un nouveau report pour étudier les conclusions de son confrère et envisager une réplique.

Ce qui est certain, les populations sont toujours étonnées et énervées surtout qu’elles laissent du travail et parcourent des kilomètres pour se rendre au Palais de justice, histoire d’être témoins oculaires des audiences.

Espérons de tout cœur que pour celui du 27 février prochain, les Burkinabè ne seront pas témoins impuissants d’une mascarade procédurale.

Théophile MONE

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