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Karangasso-Vigué: le Haut-commissaire du Houet échange avec les dozo

Le Haut-commissaire de la province du Houet est allé à la  rencontre des dozo et des personnes ressources de la commune rurale Karangasso-Vigué le jeudi 08 février 2018 pour échanger avec eux autour de la crise qui les oppose aux koglwéogo. Objectif, trouver une solution à la crise.

Le présidium à la rencontre

A Karangasso-Vigué, Lamine Soulama, Haut-commissaire de la province du Houet, a pu prendre la température de la crise qui oppose les dozo aux koglwéogo. En pacificateur certes, mais le Haut-commissaire ne tergiverse pas. Pour lui, le décret portant interdiction de groupes d’autodéfense, en dehors de consensus, est toujours en vigueur. Ainsi, toute structure mise en place en contradiction avec cet arrêté doit disparaître car, dit-il, toute organisation doit se mettre en place en collaboration avec l’administration. «S’il y a effectivement des structure qui ont été mises en place en contradiction avec l’arrêté du gouverneur, il faut que ces structures disparaissent» a-t-il clairement signifié, avant de préciser que: «Nous procéderons à la démolition de toute sorte d’infrastructure servant à l’installation de toute éventuelle structure n’ayant pas fait l’objet de consensus ».

Lamine Soulama, Haut-commissaire de la province du Houet

Conscient du rôle des dozo dans cette partie du Burkina Faso, Lamine Soulama invite les membres de cette confrérie à éviter le recours à la violence au profit d’une franche collaboration avec l’administration. Ainsi, les a-t-il invités à soumettre aux autorités administratives tous les cas susceptibles d’être considérés comme source de tension avec d’autres organisations.

Les interlocuteurs du Haut-commissaire

Parti en médiateur, le Haut-commissaire était face aux dozo seulement. Interrogé sur les raisons de l’absence des koglwéogo, Lamine Soulama répond: «Pour nous, les koglwéogo n’existent pas dans cette localité. Les convier à cette rencontre c’est une reconnaissance tacite de leur existence dans la commune».

Ali Konaté, chef des dozo

Du reste, pense-t-il que ces  koglwéogo sont de simples individus qui se sont organisés. «Mais nous les retrouverons pour les sensibiliser sur les dispositions de l’arrêté du gouverneur car cet arrêté s’applique à tout le monde» a-t-il signifié.

Président des dozo, Ali Konaté a salué la démarche du Haut-commissaire qui, du reste, vise à endiguer la crise. Cependant, déplore-t-il le silence ‘’coupable’’ des autorités face aux exactions des koglwéogo dans cette commune et ce, en dépit de l’existence d’un arrêté les interdisant. «Nous sortons satisfait de cette rencontre avec le Haut-commissaire car il a dit ce que nous voulions entendre. Il a confirmé ce que nous défendons, c’est-à-dire l’existence d’un arrêté du gouverneur interdisant l’installation dans une localité de tout groupe d’autodéfense en dehors de consensus. Ce qui voudrait dire que les koglwéogo ne doivent pas exister dans cette localité vu qu’ils n’y ont pas fait l’objet de consensus» a–t-il salué. Maintenant, dit-il, «nous attendons de voir ce que les autorités locales vont faire par rapport à l’intervention du haut-commissaire».

Cheick Omar Traoré

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