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La confidence de Macron après sa rencontre à l’université…

Tout d’abord, qu’est-ce qui pouvait bien se passer en ce mardi à l’Université Joseph Ki-Zerbo, si le gouvernement n’avait pas fermé les établissements scolaires de Ouaga? Question à une grenade lacry et 3 cailloux. Avant que les deux présidents ne viennent à l’université, que de chasses-poursuites, de gaz lacrymogènes, de jets de pierres et surtout, l’autre sport favori, les pneus en feu sur le bitume. Les contestataires de la présence de Macron ‘’ont fait le show’’, ils ‘’ont djafoule’’. Mais quel gâchis!

Cette affaire de franc CFA est mal comprise par les défenseurs de la sortie de la zone franc. Né Wendé me disait un jour qu’il a suivi un des anti CFA qui a balbutié, nagé, pataugé lors d’une émission talk-show, quand un auditeur lui a demandé la définition d’une monnaie. C’était au temps chaud de l’affaire Kémi Séba, celui-là même qui a brûlé un billet de 5000 FCFA pour démontrer sa haine du CFA. Passons!

Retour à nos moutons, pardon notre confidence de Macron. Le monde entier aura vu le niveau rez-de-chaussée des étudiants burkinabè. Malheureusement, c’est notre honte à tous, car partout où on dirait «les étudiants burkinabè ne sont pas cultivés», cela nous concernera tous. Et c’est sur ce point que, juste après l’entretien, Macron a pratiquement remonté les bretelles à certains de son équipe technique pour lui avoir fait passer des nuits blanches à bucher des notes pour réussir son grand oral face aux étudiants.

Même dans l’avion, dans la nuit du lundi, Macron en était à répéter ses gammes pour être à la hauteur. Ces conseillers, à la différence de ceux de Roch, ont fait d’énormes recherches sur la culture, la sociologie, la société, la politique, les sciences, les us et coutumes, les traditions du Faso. Car la note principale qui lui a été donnée par ses services disait que «la jeunesse burkinabè est très politisée et politique».

C’est pourquoi on lui a demandé d’attaquer son speech par une référence à Thomas Sankara afin d’amadouer les étudiants burkinabè qui sont très pointus. Il l’a fait et on lui avait préparé quelques anecdotes pour se soustraire des questions très corsées qui viendraient.

Mais dès la première question, le président Macron a vite compris qu’il avait mis la barre très haute. Du coup, il était plus que détendu et pouvait se laisser aller car comme avait dit Gbagbo, «devant c’est maïs»… Tout le bien que Macron pensait de la jeunesse burkinabè est parti en fumée avec les pneus brûlés sur le goudron. Il a revu son estime à la baisse. Dommage!

A cause de l’impréparation des conseillers du président du Faso. Quand on pense que les étudiants qui ont baragouiné devant Macron – non à cause du tract mais à cause de questions mal ficelées au ras des pâquerettes -, ont été triés sur le volet, on a envie de pleurer. Les trieurs sont visiblement moins futés que les triés. On tombe alors dans le schéma des aveugles qui veulent guider les biens voyants.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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