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La descente aux enfers de Zida?

Ces dernières semaines ne sont pas paisibles pour le général de division Yacouba Isaac Zida, l’ancien Premier ministre de la Transition. Dans les journaux et sur les réseaux sociaux, il a mauvaise presse: «deals» de parcelles Sonatur, détournements de fonds, blanchiment d’argent, nomination «clandestine» comme ambassadeur aux Etats-Unis d’Amérique. À tort ou à raison, la gestion de Zida est aujourd’hui critiquée.

La descente aux enfers de Zida?
La descente aux enfers de Zida?

Passons sur les soupçons de blanchiment d’argent au cours de l’année 2015 révélés par un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières, une structure interministérielle chargée de recueillir les renseignements financiers sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elle a relevé qu’un montant total de 86 milliards de francs CFA pourrait avoir été blanchi. Aucun nom n’est cité mais d’aucuns regardent vers Zida.
Mais dans l’affaire d’achat d’une parcelle par son épouse, le fait relevé est que, d’une valeur initiale de 40 000 FCFA/m², celle-ci est passée, le lendemain, à 8 000 FCFA/m². Soit 5 fois moins cher! Il semble qu’un coup de fil est venu arranger cette rondelette affaire. Trafic d’influence de Zida?
L’autre dossier qui est venu ternir son aura est cette nomination au poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès des Etats-Unis d’Amérique avec résidence à Washington DC. Une nomination intervenue le 22 décembre 2015, sans paraitre dans aucun compte rendu du Conseil des ministres. Le nouveau président du Faso élu attendait son investiture et sa prestation de serment. Trop gros?

...et le général Yacouba Isaac Zida un an plus tard.
…et le général Yacouba Isaac Zida un an plus tard.

Oui, en effet. Car le Conseil des ministres du 16 mars a pris un autre décret abrogeant le premier. Il n’a vraiment pas été élégant pour le président de la Transition, Michel Kafando, de faire cet enfant dans le dos de Roch, si l’acte est vrai. Un ambassadeur représente le président du Faso. Lui, il était en fin de mandat et attendait tranquillement la passation de charge. Le président du Faso élu était connu. Il fallait attendre. Pour un si prestigieux poste, on ne peut pas s’amuser à y envoyer n’importe qui. Le candidat doit avoir une attitude de réserve, plus de background politique, ce qui manque, visiblement, au général Zida. Peut-être que la décision du Conseil des ministres a été suscitée par les autorités yankees, au vu des «casseroles» que Zida traine avec son ami Soro avec lequel, lui, un officier burkinabè, a combattu la xénophobie en Côte d’Ivoire.
On peut également citer son patrimoine déclaré lors de son entrée en fonction qui, pour un militaire de son grade et de son âge, commande la circonspection.
Dans tous les cas, déjà, les deux commis qui ont inséré le décret (vrai ou faux) de nomination de Zida à Washington ont été limogés, tout comme le DG de la Sonatur qui a bradé le terrain au bénéfice de son épouse.
Depuis les murmures de sa nomination au grade de général, de nombreux citoyens s’étaient prononcés contre. Mais à l’investiture du Président Roch, Zida est apparu paré de tous ses attributs de général de division. Sans qu’une cérémonie officielle n’ait été organisée à l’occasion, comme il est de coutume. C’est d’ailleurs la seule fois qu’on l’a vu dans cette tenue. Les mauvaises langues parlent de général sans troupe.
Sans poste à Washington, général sans poste, l’avenir de Zida semble s’assombrir. C’est son neveu de la MACA (Diendéré) qui doit s’en réjouir.
Lougouvinzourim

Un commentaire

  1. Bien mal acquis ne profite jamais

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