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La «ligne rouge» en matière d’exercice du droit de grève, selon le Premier ministre Paul Kaba Thiéba

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce lundi 19 juin à Ouagadougou, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba s’est insurgé de nouveau contre la recrudescence des revendications dans le cadre de grèves et sit-in. Et ce, parce que la mise en œuvre réussie du Plan national de développement économique et social (PNDS) risque d’être ainsi compromise.

Paul Kaba Thiéba, lors de la conférence de presse
Paul Kaba Thiéba, lors de la conférence de presse

Sans pour autant fournir des données chiffrées, le chef du gouvernement burkinabè offre de noter que la satisfaction des revendications syndicales déclenchées depuis 2016 a engendré un «coût financier considérable» sur le budget de l’Etat. En effet, précise-t-il, «les grèves et autres sit-in portent atteinte à la production, à la création de richesses et réduisent ainsi la croissance». Déjà, «l’effort financier imprévu consenti par l’Etat au titre des gestions budgétaires 2016-2017 est considérable», impactant «négativement le ratio masse salariale sur recettes fiscale qui s’approche dangereusement du seuil de 50%». Ce qui, selon Paul Kaba Thiéba, «limite les possibilités d’investissement sur ressources propres».

Les participants à la conférence de presse
Les participants à la conférence de presse

Pire, «la recrudescence de ces revendications, de ces grèves et des sit-in (…) risque de porter des dommages irréparables à l’économie nationale et remettre en cause les espoirs suscités par le PNDES». Or, la mise en œuvre réussie de ce PNDES constitue pour le gouvernement, «une exigence de redevabilité vis-à-vis des Burkinabè». Dans ce sens, le respect conjugué des droits constitutionnels des populations et des équilibres macro-économiques s’affiche en «une ligne rouge à ne pas franchir». A tout le moins, dira le Premier ministre, «L’exercice du droit de grève doit s’exprimer dans la responsabilité en veillant à la disponibilité du service public au profit des populations».

Pour sa part, «le gouvernement assumera ses responsabilités» en restant fidèle à la vision du président du Faso qui est de «privilégier le dialogue social». Ce qui, selon Paul Kaba Thiéba, n’est pas une faiblesse, mais un choix réfléchi et assumé en faveur du dialogue. Du reste, prévient-il, «la fermeté» du gouvernement sur le respect de la «ligne rouge» ainsi déclinée, sera «sans équivoque et totale»; au besoin, «par l’usage de la force».

Paangui Parè

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