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L’Alliance des partis membres de la majorité présidentielle dit non à la carte consulaire pour le vote des Burkinabè de l’extérieur

Face à la presse ce jour 2 août au siège du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) s’est exprimée sur des sujets du moment. Il s’agit notamment de la loi portant modification du code électoral plus précisément en ce qui concerne le vote des Burkinabè de l’extérieur, le domaine sécuritaire au Burkina, l’évolution du procès du putsch manqué, la situation agricole. Ce fut l’occasion pour l’APMP de présenter ses nouveaux membres. Mais force est de constater que le sujet sur le vote des Burkinabè de l’extérieur a été plus développé par le ministre Clément Sawadogo et les autres représentants des partis de l’APMP au cours de cette conférence.

Le présidium lors de la conférence de presse

L’Alliance des partis de la majorité présidentielle par la voix de Tambi François Kabore s’est exprimée sur la situation de la nation. Sur le plan sécuritaire, elle note une continuité des attaques terroristes. Mais face à ces attaques, l’APMP note une réponse de plus en plus vive et en puissance des Forces de défense et de sécurité (FDS). Pour Tambi François Kaboré des actions gouvernementales à travers la coopération militaire avec les pays de la sous-région sont à l’origine de ces avancées. Aussi la coopération avec la Chine populaire et le renforcement de la coopération avec les Etats-Unis d’Amérique viendront renforcer les performances de nos FDS.

Les participants à la conférence

Pour ce qui est de la campagne agricole avec une perspective d’insécurité alimentaire en vue, l’APMP affirme que des dispositions ont été prises par le gouvernement pour juguler ou atténuer la crise. Il s’agit de la distribution de 95000 tonnes de céréales à travers la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS), l’appui aux cultures de contre-saison, le projet d’appui à la production avec la distribution d’intrants, de semences améliorées avec appuis techniques aux paysans. Au-delà de la situation sécuritaire et celle agricole, il a été aussi question du procès sur le putsch manqué à cette conférence de presse.

Pour les conférenciers, les accusés sont jugés de façon équitable comme l’a promis le président du Faso. Selon Tambi François Kaboré, «cela se déroule comme prévu et le droit sera dit». Cela comme pour répondre aux inquiétudes de divers bords sur l’aptitude de la justice militaire à prendre en charge le dossier du putsch manqué. Mais aussi comme une réponse à la ressente sortie médiatique du général Djibrill Bassolé dans les colonnes du journal Le Pays pour dénoncer des restrictions de liberté dont il fait l’objet dans sa résidence surveillée.

Signature marquant l’adhésion d’un nouveau membre à l’APMP

Il faut ajouter qu’à cette conférence de presse, les partis membres de la majorité présidentielle se sont aussi appesantis sur le sujet du vote des Burkinabè de l’extérieur. A ce sujet, le ministre Clément Sawadogo est ferme: «Nous insistons pour dire non à la carte consulaire, les documents autorisés pour le vote des Burkinabè de l’extérieur en 2020 restent la CNIB et le passeport». Pour lui à chaque fois que le gouvernement fait une avancée majeure que ça soit pour l’adoption du PPP (partenariat-public-privé) ou pour l’adoption de la loi portant modification du code électoral, l’opposition s’insurge et boycotte. Pour Clément Sawadogo, cette loi est une innovation en ce sens qu’elle permettra pour une première fois dans l’histoire du Burkina Faso que les Burkinabè de l’extérieur puissent voter. Aussi elle permettra de réduire substantiellement le coût des élections car le fichier de l’ONI sera concilié à celui de la CENI minimisant ainsi le coup de l’enrôlement. Au regard de ces avantages, Clément Sawadogo dit ne pas comprendre pourquoi l’opposition émet des réserves.

Qu’à cela ne tienne, comme pour dire que la vie à la majorité continue malgré les remous, l’APMP a présenté à la presse de nouveaux adhérents. Au nombre de 7, ces partis viennent porter à 45 le nombre de partis de l’Alliance des partis membres de la majorité présidentielle.

Hamadou Ouédraogo, stagiaire

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