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L’asthme ou «la maladie du diable»?

Baptisée autrefois «maladie du diable», cette affection est un peu moins pernicieuse de nos jours. L’asthme, puisque c’est de lui que nous parlons, est caractérisé par des crises d’oppression crucifiante, dues à l’occlusion temporaire des plus petits canaux bronchites, qui, situés dans la profondeur du tissu pulmonaire, assurent la respiration effective. Ainsi, l’asthme est une maladie qui touche les bronches. Lors d’une crise d’asthme, les bronches s’enflamment et se rétrécissent ne permettant plus à l’air de bien circuler dans les poumons. On a donc du mal à respirer.

Pour bien de spécialistes, l’asthme est une maladie chronique

Ce sont souvent les enfants, plus souvent encore les jeunes gens, mais parfois les personnes âgées de plus de quarante ans, qui sont atteints par cette maladie. Elle s’annonce par des crises d’oppression avec un sentiment de suffocation, une respiration pénible et sifflante, une difficulté particulière à expirer et des crises paroxystiques de toux. Le malade cherche l’air et va à la fenêtre. Les crachats sont d’abord muqueux, puis plus clairs et le spasme se relâche: le malade éprouve un certain soulagement, mais il est épuisé.

Les crises se produisent fréquemment la nuit ou tôt le matin et durent de quelques minutes à quelques heures, parfois même plusieurs jours. Elles peuvent revenir plusieurs fois par jour ou disparaître complètement pendant des mois. Toutefois, même en pareil cas, les sifflements lors de l’expiration persistent en général et il peut y avoir des symptômes de bronchite chronique associée à l’asthme.

Mécanisme de l’asthme

La paroi des petits tubes bronchites se gonfle subitement et les muscles qu’elle contient se contractent automatiquement: il se fait alors une production accrue de mucus dans les bronches. L’expiration qui est en général un processus très aisé, sorte de détente passive du poumon et de la cage thoracique, devient dans ces circonstances longue et difficile. Quant au sifflement, il est produit par l’introduction forcée de l’air dans des canaux trop étroits.

Causes

Fondamentalement, il s’agit d’une infection congénitale et innée, mais qui ne produit pas les mêmes effets chez tout le monde: certains réagissent à cette hypersensibilité par des maux de tête ou d’estomac, d’autres par l’asthme. Voici quels peuvent être les facteurs responsables.

L’hérédité: si vous avez dans votre famille des personnes allergiques, atteintes de rhume de foins, d’urticaire ou de tuberculose, l’asthme peut aussi figurer dans les gènes.

D’autres affections pulmonaires: il est fréquent que la première crise d’asthme se manifeste durant une crise de bronchite. Une sensibilité allergique à la poussière, aux pollens, aux poils d’animaux, aux pellicules provenant de cheveux d’une personne, etc.

Les émotions: A cet égard, il est caractéristique que les enfants prédisposés à l’asthme aient des crises la veille de Noël ou de leur départ en vacances. Quant aux adultes, la crainte d’une crise peut bien en provoquer une autre. A noter que les personnes atteintes d’asthme ont souvent souffert d’eczéma, de rhume de foins ou d’urticaire dans leur jeunesse, tous ces troubles étant d’origine allergique.

Traitement et prévention de l’asthme

Ils se sont considérablement améliorés ces dernières années. Des tests cutanés peuvent maintenant déterminer à quelles substances un individu est hyper sensible: on peut alors procéder à une série d’injections qui ont pour effet de désensibiliser l’organisme aux substances en cause. D’autre part, certains comprimés et des inhalations à action rapide peuvent aider à éviter les crises ou à les surmonter. Dans les cas de spasmes graves et persistants, le médecin peut apporter un soulagement spectaculaire au moyen de piqûres.

Mesures individuelles

Procéder à des exercices respiratoires. Ne pas fumer. Eviter l’embonpoint et les émotions. Tâchez de découvrir vous-mêmes ce qui irrite vos bronches et de l’éviter. C’est là, en effet, une affaire tout à fait individuelle: certaines personnes se sentent mieux au bord de l’eau, d’autres plus mal. Il existe des asthmatiques que l’atmosphère enfumée de la ville, loin de leur être néfaste, maintient en bonne santé.

Dans tous les cas, prenez des précautions particulières surtout si vous êtes allergiques à la poussière.

Théophile MONE

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