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L’autorité burkinabè est-elle tolérante?

En Côte d’Ivoire, deux journalistes ont été arrêtés et gardés à vue pendant 48 h pour «divulgation de fausses nouvelles». Ils doivent se présenter devant le Tribunal de première instance d’Abidjan le 20 octobre 2017. Il leur est reproché d’avoir publié de fausses informations portant sur la saisie des comptes bancaires du président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro.

La tolérance des autorités n’est pas un signe de faiblesse

Le secrétaire général du Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ivoire et Reporters sans frontières (RSF) ont condamné cette attitude des autorités judiciaires ivoiriennes parce que la loi sur la presse (2014) n’autorise pas la détention de journalistes.

Comparaison n’est pas raison mais au Burkina Faso, injurier une autorité est devenu le sport favori de certains citoyens, y compris des journalistes.

L’on n’a pas besoin de faire une revue de presse pour savoir qu’il ne se passe pas un jour sans que le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre et surtout le président du Faso ne fassent l’objet de propos malveillants, de fausses informations et d’informations calomnieuses. L’on ne parle même pas des ministres du gouvernement comme Eric Bougouma traité de tous les noms d’oiseaux à longueur de journée. Facebook aidant, des campagnes de dénigrement sont quotidiennement organisées contre l’image des premiers responsables du pays. Mais comme Ouagadougou est une savane, les sources et les intentions de ceux qui, de l’extérieur, publient ces fausses informations sont connues. Jusqu’ici, personne n’a été inquiétée à cause de ses publications par les autorités. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais un signe de tolérance.

La liberté est une des choses les plus recherchées par les citoyens dans certains pays. Au Burkina, on en abuse, même si les autorités ne se plaignent pas. Roch est un président ‘’ordinaire’’. Sinon, il y a longtemps que certaines personnes croupiraient en prison. Saluons cette tolérance et que ceux qui veulent se ‘’victimiser’’ ne trouvent pas d’écho favorable.

A T

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