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Le Burkina est de retour

Ce 28 octobre, jour anniversaire de la mobilisation du peuple burkinabè pour dire Non à la modification de l’article 37 de la Constitution et la création d’un sénat en 2014, le Burkina Faso est de retour sur la scène internationale.

Nos médias publics ont été les grands absents...
Nos médias publics ont été les grands absents…

En effet, ce jour, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, est allé sur le site du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), pour procéder à l’ouverture de la 14ème édition de la biennale. La première d’un chef de l’Etat, depuis Sankara. Concomitamment, le monde de la petite reine s’affairait à lancer le Tour cycliste du Faso. La veille, c’est le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui tenait sa première conférence de presse de la 25ème édition. On se souvient qu’en 2014, le SIAO n’avait pu se tenir pour cause de maladie à virus Ebola.

Avec ces manifestations phares du continent africain et du monde, le Burkina revient petit-à-petit au-devant de a scène internationale après ces deux années d’intermède forcé.

... de cette relance du SIAO
… de cette relance du SIAO

Malheureusement, la presse publique, sponsor officiel de ces manifestations, a manqué ces rendez-vous majeurs qui sont une vitrine du pays. Si le président du Faso l’a relevé à l’ouverture du SIAO, ça veut dire ce que ça veut dire: «Il n’est pas normal que pour des évènements qui ont un caractère national, nous ne puissions pas être là quelle que soit la raison. La défense des intérêts de la patrie va au-delà des intérêts individuels», a-t-il dit.

Mais c’est la nouvelle démocratie qui est en marche qui permet ce genre d’attitude. Il faut simplement en prendre acte. La responsabilité sociale des médias publics était-elle engagée d’informer les populations sur ces événements d’envergure? Ne pouvaient-ils pas consentir de différer ce mouvement d’humeur à plus tard?

Dans tous les cas, nous ne sommes plus au temps du monopole de l’information, la presse est plurielle. Ça aussi, c’est un autre acquis de la démocratie. Et les populations ont pu suivre les événements cités plus haut sur d’autres ondes. Autres temps, autres mœurs.

Hidogo

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