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Le Burkinabè désintégré

Le Burkinabè est devenu un homme très bizarre. Non seulement il est devenu un fainéant, il veut tout cadeau et tout de suite. Et lorsqu’il ne le gagne pas cadeau, il le vole.

Regardez le gros mensonge que nous nous faisons: «Les temps sont durs, il n’y a plus d’argent!» Ah bon? Il y avait l’argent? Où il est rentré alors, si ce n’est pas nous-mêmes qui l’avons caché!

Regardez comment les grosses maisons poussent de partout. A Ouaga, Bobo et partout au Burkina, ça bâtit seulement.

Regardez comment les rues de Ouaga sont bondées de véhicules rutilants. Les bouchons sont devenus permanents, plus d’heure de pointe!

Regardez comment toutes les rues sont achalandées. Devant chaque cour, il y a un business: une boutique, une buvette, un restau, un salon ou que-sais-je encore. Même dans les non-lotis, chacun a un petit commerce devant sa maison.

Regardez le nombre de gargotes, de maquis, de festivals, de maisons d’hôtes qui ne désemplissent pas. Comment voulez-vous que l’argent reste si nous sommes devenus très dépensiers! Et puis, en réalité, c’est parce qu’on ne veut plus venir en aide à la tante au village, au voisin du quartier.

Ce que Monsieur claque chaque jour de travail à la pause de midi, ce qu’il laisse dans les 3 B tous les week-ends… Bref, le Burkinabè est fortuné mais il crée chaque jour un peu plus les conditions de sa ‘’galère’’. Au propre comme au figuré. Si Thom pouvait ouvrir un œil, juste le temps de lorgner ceux qu’il a baptisés comme Hommes intègres…

L’Impertinent

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