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Le géant de l’agrochimie Bayer annonce la suppression de la marque Monsanto

Par RFI media (http://www.rfi.fr/economie/20180604-bayer-suppression-marque-monsanto-pharma-agrochimie)

Après avoir acheté Monsanto, le géant allemand Bayer a annoncé la suppression de cette marque controversée. Reuters/Brendan McDermid/Ina Fassbender/RFI

Après l’avoir acheté, Bayer compte supprimer la marque très controversée Monsanto. Une annonce faite ce lundi 4 juin dans la matinée par le groupe allemand de pharmacie et d’agrochimie.

Bayer ne donne aucune explication sur la suppression du nom Monsanto, le géant américain des OGM et des pesticides. Le communiqué du groupe allemand indique juste qu’une fois l’opération de l’achat bouclée le 7 juin, Bayer demeurera le seul nom de l’entreprise. En revanche, les marques des produits vendus par Monsanto ne vont pas disparaître.

Cette suppression de la marque est peut-être liée à la réputation de Monsanto, bête noire des écologistes. Les produits de l’entreprise du Missouri sont utilisés partout dans le monde. Et son nom est souvent associé à l’utilisation de produits agricoles jugés néfastes à l’environnement et à la santé des agriculteurs et des consommateurs, comme le Roundup.

Cet herbicide vient d’ailleurs d’être interdit de vente en Belgique. Et un débat est en cours en France sur une interdiction du glyphosate, le principe actif du Roundup. La fusion des deux géants est très critiquée par les défenseurs de l’environnement en raison de la position dominante qu’aura Bayer sur ce secteur d’activité.

Les autorités de la concurrence aux Etats-Unis et en Europe ont donné leur feu vert, en imposant à Bayer de céder quelques activités. L’achat du groupe américain est jugé comme la plus grosse acquisition de l’histoire allemande à l’étranger.

 

Ndlr: Monsanto a mauvaise presse au Burkina Faso

La firme américaine Monsanto a mauvaise presse auprès des agriculteurs mais surtout des activistes anti-OGM. Depuis l’émission de l’idée de l’introduction du gène Bt dans une variété de coton burkinabè pour donner naissance à un Coton génétiquement modifié (CGM) pour contrôler les ravageurs du cotonnier jusqu’à la vulgarisation des résultats, que de manifestations!

Pourtant, l’arrivée du CGM dans la cotonculture avait apporté beaucoup d’avantages aux cotonculteurs. Des gains pécuniaires à la réduction de la pénibilité du travail en passant par la préservation de la santé, les paysans étaient tout sourire devant cette innovation technologique.

Malheureusement, après quelques années de production au champ, l’on a constaté le raccourcissement de la fibre du CGM. La fibre issue du CGM était moins longue que celle produite par le coton conventionnel. Ce qui a amené la Société burkinabè des fibres textiles (la plus grandes des trois sociétés du Burkina Faso) qui mettait cette semence génétiquement modifiée à la disposition des producteurs, à demander à la firme Monsanto, propriétaire du gène, de corriger cet état de fait car la soie burkinabè avait perdu son label qualité et se vendait de moins en moins bien et de mal en mal. Ce qui a causé un manque à gagner pour la société.

N’ayant pas reçu de réponse de la part de Monsanto, la société, en accord avec son partenaire qu’est l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina, à suspendu la culture du Coton génétiquement modifié, en attendant une réponse de la firme américaine. C’est sur ces entrefaites que Monsanto a été rachetée par la firme allemande Bayer.

Va-t-elle répondre à la question du raccourcissement de la fibre burkinabè ou est-ce la fin des haricots pour les cotonculteurs burkinabè?

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