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Le mouton, tout en entier!

C’est connu, le Burkinabè adore les 3 B de Laurent Bado. Partout dans les rues, les ‘’six-mètres’’, les concessions, les espaces verts, face-à-face ou côte-à-côte, les maquis poussent comme les mauvaises herbes dès les premières pluies de la saison. On crie que la vie est dure, on claironne que la vie est chère; on va en grève pour réclamer de meilleurs conditions de vie. Mais la ville de Ouaga n’a jamais été autant envahie par les gargotes et autres lieux ‘’viandeux’’ que depuis ces dernières années. Le budget des ménages est détourné pour satisfaire ces mondanités au détriment des familles. En général, on s’appauvrit et on s’empoisonne à doses homéopathiques de cubes exhausteurs de goût, d’huiles frelatées, de mayonnaises et moutardes avariées, de vinaigres et sels impropres à la consommation humaine.

On s’en fout de l’hygiène, il suffit qu’il y ait de la viande et assimilés, on met les pieds dans la gadoue pour s’empiffrer.

Et chacun propose sa spécialité. Le tout tournant autour du poulet bicyclette flambé ou rôti. A l’ail ou au rabilé, on se pourlèche les babines et on se lèche goulument les doigts.

Cette enseigne que vous voyez est l’une des millions qui existent à Ouaga. On en voit de toutes les formes et de tous les fonds. Ici, par contre, le poulet n’est pas roi. C’est plutôt le mouton avec toutes ses parties: la tête, les abats, les rognons grillés ou sautés. Le bled est apparemment propre. Si le cuistot est aussi nickel comme l’enseigne, on doit bien se régaler ici.

Ouagadougou étant un grand champ de ripailles, ailleurs, d’autres proposent des viandes exotiques du genre clebs, minou, baudet et consorts ou du poisson braisé.

L’Impertinent

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