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Le revers de la Face de bouc

Issaka Lingani, le Directeur de publication de L'Opinion
Issaka Lingani, le Directeur de publication de L’Opinion

L’utilité des réseaux de communication sociale n’est plus à démontrer. Ici en Afrique, avec le développement de la téléphonie mobile et de l’Internet jusque dans les hameaux de culture, on peut communiquer, porter un message pour un changement de comportement. Dans le cadre des luttes politiques, la société civile en a usé pour porter des messages de mobilisation sociale contre des dérapages. Aujourd’hui, les jeunes s’en délectent pour échanger entre eux. On y donne des nouvelles de soi, de ses proches, de ses amis, etc. Hier, les admissions au bac étaient publiées à la radio. A l’ère de l’Internet, c’est sur Facebook que des lauréats annoncent leur réussite. De ce fait, Facebook et plus généralement les réseaux sociaux, sont très utiles.

Malheureusement, ici au Faso (et ailleurs aussi), on l’utilise à mauvais escient. On l’emploie comme un outil d’information journalistique alors qu’il est un outil de communication sociale. Ici, les publications Facebook tendent à supplanter la presse traditionnelle.

Je ne nie pas aux activistes Naïm Touré, Lengha Fils et autres leur rôle de veille citoyenne, la véracité de leurs publications, l’opportunité de leurs opinions. Mais ce ne sont que des activistes! Ce ne sont pas des journalistes.

Par contre, je ne suis pas d’accord avec Issaka Lingani qui est un journaliste professionnel bien connu. Il est le directeur de publication de l’hebdomadaire L’Opinion qui a malheureusement cessé de paraître. Mais il est constamment présent sur Facebook où il défend son Opinion. Il y fait des publications qui auraient trouvé un meilleur cadre que celui de Facebook. Ceux qui le connaissent doivent avoir l’honnêteté de reconnaître sa fidélité aux idéaux de ses mentors du CDP. C’est une qualité qui ne coure pas les rues à Ouaga. Comme tel, il devrait s’élever au-dessus de ce qui se fait.

Il faut simplement regretter qu’il ait abandonné son journal pour se rabattre sur le réseau social ou les cadres de débats.

Moi je veux lui offrir les pages de mon journal afin qu’il continue d’apporter sa contribution au débat politique. C’est une perche tendue à un confrère qui se noie. Bien plus, c’est surtout un devoir pour moi de sauver un esclave. Cela va lui conférer plus de crédibilité que ses posts sur Facebook.

Si son parent Lengha Fils – à propos, est-ce le fils d’un Lengani ou un fils en lenga? – si donc Lengha Fils veut être mon correspondant là où il est, lui aussi est le bienvenu. Je ne peux pas avoir une maison et laisser mes esclaves en errance. Venez à moi, je vous offrirai de l’espace. A condition…

Hidogo

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