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Le SIAO de la gastronomie

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou est à sa 15ème édition. C’est le lieu d’exposition de divers produits de l’artisanat avec des artisans venus de divers horizons. Mais comme à chaque édition du SIAO, la gastronomie joue un rôle très important dans l’agrémentation de cette fête de l’artisanat africain. Nous sommes allés à la découverte de certains mets présentés et avons tenté d’estimer le chiffre d’affaires des uns et des autres.

Amado Ouédraogo, promoteur du poulet…

Le SIAO, c’est aussi la «bouffe» comme certains jeunes aiment à le dire. A l’image des artisans, les restaurateurs rivalisent de créations pour proposer des mets aussi bien attrayants qu’appétissants. Il faut noter que beaucoup de personnes viennent au SIAO rien que pour manger et boire.

Amado Ouédraogo est boucher. Il a obtenu une place au SIAO pour essayer de faire de bonnes affaires. Il est venu proposer sa spécialité: le poulet et le poisson piqués. Il s’agit de poulets et de poissons embrochés et piquetés en demi-cercle autour de braises dans du sable fin. La grillade se fait à feu doux pour assurer un très bon goût.

…et du poisson piqués

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les visiteurs en raffole et un peu plus du poulet piqué. La preuve, son chiffre d’affaires moyen est de 17 poulets vendus par jour à raison de 4000 F CFA le poulet en ces débuts du SIAO. C’est une moyenne car ce chiffre d’affaires oscille: «Le premier jour, je n’ai pas trop vendu; j’étais à sept poulets mais au fur et à mesure que les jours passent, surtout le week-end à venir, je compte réaliser plus de ventes» avoue Amado Ouédraogo.

Mahamadi Ouédraogo, promoteur d’abats de bœufs

Des plats exotiques au SIAO, il faut l’avouer, il y en a. Mahamadi Ouédraogo boucher également, lui, propose comme mets de la patte de bœuf, de la queue de bœuf et de la peau de bœuf. Des spécialités prisées par les connaisseurs ou les habitués mais ceux qui ne connaissent pas et qui se sont laissé attirer reviennent toujours avec leur amis pour en déguster encore, confie-t-il. Son chiffre d’affaires est moyen pour l’instant, tempère-t-il, mais il dit être confiant pour la suite du SIAO.

Il faut préciser qu’en plus de ces choix, il y a des frites, des brochettes de viande et du riz qui sont d’ailleurs les plats les plus consommés essentiellement par les exposants et les travailleurs dans l’enceinte du SIAO et par les visiteurs. En ce qui concerne les brochettes, les vendeuses ont du mal à estimer le nombre qu’elles écoulent par jour. Une vendeuse confie avoir abattu un taureau pour l’occasion et, en trois jours, elle avait déjà tout vendu.

La gastronomie est donc sans nul doute le moteur qui alimente ce SIAO au grand plaisir des restaurateurs et des clients.

Hamadou Ouédraogo

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