Accueil » L’impertinent » Le «wanted» Coulibaly Gaston a été le garde de corps de François Compaoré et de EBOMAF

Le «wanted» Coulibaly Gaston a été le garde de corps de François Compaoré et de EBOMAF

L’adjudant Coulibaly Gaston est activement recherché par la Gendarmerie nationale dans le cadre de l’enquête sur les événements du pont Nazinon. La nouvelle a fait le tour du Burkina et du monde entier, au regard du profil de l’homme.

Adjudant Coulibaly Gaston
Adjudant Coulibaly Gaston

Coulibaly Gaston est un militaire appartenant à l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dissout en septembre 2015 après le coup d’Etat raté. Il a longtemps évolué au sein de la sécurité présidentielle avant d’être détaché chez François Compaoré, le cadet du président Compaoré.

Aux côtés de François Compaoré, Coulibaly, comme ses camarades l’appelaient, occupait le poste de garde de corps. Toujours assis au secrétariat dans le local qui sert de bureau à François, il jouait de temps en temps le rôle de secrétaire. Il était une des personnes les plus proches de François Compaoré, au même titre que son secrétaire et son chauffeur, un autre militaire. Il y a 3 ou 4 années de cela, Coulibaly Gaston est retourné à l’école, à Kamboinsin, pour sa formation d’adjudant.

De retour, il rejoint le camp Naaba Koom où il est affecté au sein de la garde rapprochée de Blaise Compaoré jusqu’à l’insurrection.

A partir de cet instant, il décide de se mettre en retrait de l’armée en demandant une disponibilité pour travailler dans l’entreprise EBOMAF comme chef de sécurité. Dans la réalité, Coulibaly va jouer un rôle plus important au sein de cette entreprise qui exécute des travaux au Togo et au Bénin. Depuis cette date, il partage son temps entre ces trois pays. Un de ses proches affirmait l’avoir rencontré à Ouagadougou il y a à peine 02 semaines. Quoi de plus normal puisque sa famille réside à Ouagadougou.

La question fondamentale que les enquêteurs ne manqueront pas de poser (si le grappin était mis à son collet) est de savoir si ses deux anciens employeurs, François Compaoré et EBOMAF, étaient au courant de son implication dans cette affaire.

Aussi, les citoyens burkinabé sont pressés de connaître ce que lui et ses hommes prévoyaient de faire exactement parce qu’à ce jour, de multiples versions sont servies.

Ce que l’on peut ajouter comme détails sur Coulibaly Gaston concernant son profil de militaire, c’est qu’il fait partie des meilleurs hommes formés au RSP depuis l’existence de ce régiment pour la protection des personnalités.

Après le démantèlement du RSP, ses promotionnaires ont été affectés dans les différentes garnisons du pays. Certains ont été entendus par le juge en charge de l’instruction du dossier du coup d’Etat. Les enquêteurs ont donc du boulot.

L’Impertinent

PS: Pour être plus précis, durant les sept mois pendant lesquels Coulibaly a été au service de Ebomaf, il a été superviseur sur les chantiers au Bénin pour veiller sur le carburant afin  d’éviter le vol. Mais au lieu de cela, il en a profité pour se faire de affaires avec les sociétés pétrolières qui livraient le carburant pour engranger des commissions de près de 200 millions. Mis devant le fait accomplit, il aurait signé sa lettre de démission. Il n’a donc pas été garde du corps de Ebomaf.

2 commentaires

  1. Salut. Il y a trop de journaliste à la plume facile sans effort au Burkina Faso. Cet article gagnerait allusion pour allusion de souligner que Gaston Coulibaly a démissionné du RSP au début de l’année 2015. Il s’est fait employé à EBOMAF non pas comme garde de corps du PDG mais comme superviseur de différents chantiers au Bénin. Il a librement démissionné de son poste en décembre 2015. C’est ça qui est la vérité.

  2. Salut. Il y a trop de journaliste à la plume facile sans effort au Burkina Faso. Cet article gagnerait allusion pour allusion de souligner que Gaston Coulibaly a démissionné du RSP au début de l’année 2015. Il s’est fait employé à EBOMAF non pas comme garde de corps du PDG mais comme superviseur de différents chantiers au Bénin. Il a librement démissionné de son poste en décembre 2015. C’est ça qui est la vérité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *