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Les gros péchés du pouvoir Roch

L’année 2017 tire vers sa fin et il est temps de regarder dans le rétroviseur pour voir le chemin parcouru en deux ans afin de mieux se projeter dans le nouvel an.

Simon Compaoré, gilet pare-balles, AK47 à la main, invitant la famille Traoré à rester  »tranquilos »

Le Faso 2017 aura été marqué par les attaques terroristes qui ont endeuillé beaucoup de familles tant burkinabè qu’africaines et occidentales. Le terrorisme constitue une grosse épine aux pieds du gouvernement et pratiquement de tous les Burkinabè. Cela écrit, revenons à nos péchés du pouvoir Roch.

A tout seigneur, tout honneur! Le premier des gros péchés revient au président du Faso himself. Oui, depuis la brèche ouverte avec le syndicat des magistrats qui a eu plus qu’il ne demandait à sa prise depouvoir, toutes les couches socio-professionnelles ont emboité le pas. C’est ce péché qui est l’explication rapide des grèves perlées au Faso. Chaque syndicat essaie d’avoir le gros lot. Conséquence: le président Roch Kaboré a été obligé de cadrer les appétits de plus en plus gourmands en indiquant que la ligne rouge – pas celle que l’on impose aux syndicats quand ils veulent faire une marche-meeting, mais bien la capacité des caisses de l’Etat qui ont certes des fonds mais ne sont malheureusement pas sans fond – ne peut être franchie.

Après le président vient, comme il fallait s’y attendre, le ministre de la Sécurité. Son volontarisme légendaire et son activisme mal cadré constituent des péchés qui font que tout ce qu’il touche, même si c’était de l’or, cela devient du bronze. Le Burkina a mal à sa Sécurité car le ministre n’a pas su se faire accepter et dans son département et par les populations. On retient plutôt de lui les formules choc ‘’yada-yada‘’, ‘’tranquillos’’, ‘’le pays est gouverné’’.

Des gros péchés, on retient aussi du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. Il a dit, d’entrée de jeu, que «le monopole des médias d’Etat est terminé…». Cette petite phrase sortie de la bouche d’un homme qui vient de la presse privée est à la base des bisbilles avec les travailleurs des medias d’Etat. C’est depuis lors que le Syndicat des travailleurs de la communication et de la culture, qui n’amassait pas mousse, a repris du poil de la bête… jusqu’à cette mauvaise gestion de la démission du ministre Tahirou Barry qui n’a pas pu être sur la brèche mais a mis à mal les relations entre le ministre, la directrice générale et le directeur de la télé nationale.

Si on ajoute à tout cela la déclaration-aveu du ministre Dandjinou disant que le gouvernement communique mal, un fait que l’on aura constaté avec la venue de Macron, les communicants du pouvoir ont raté le coche.

Ces gros péchés sont le soubassement de tous les maux du Faso. C’est à partir d’eux que ça vole dans tous les sens. Car les uns et les autres se disent que le gouvernement est fébrile, sinon qu’il ne fait pas peur; alors, on fonce et il va reculer. Surtout que la nature n’a pas été très cool avec le pouvoir de Roch, en reprenant ses droits à l’homme qui effrayait tout le monde, Salif Diallo Gorba.

Ousmane Hébié

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