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LES HÉCHOS: ALASSANE BALA SAKANDÉ

Le président de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé

Alassane Bala Sakandé: président de l’Assemblée nationale. Après le décès du président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, la question qui brûlait les lèvres des Burkinabè était «Qui pour lui succéder?». Même au sein de la majorité, le choix du candidat idéal n’a pas été chose aisée. Au-delà des moult tractations et interrogations, la problématique de «l’après Salifou Diallo» était bien fondée tant l’illustre disparu était un grand homme politique difficile à remplacer. «Il est des successions qu’on aurait voulu s’en passer. Il est des hommes politiques dont on admire l’action, mais dont on redoute de porter le legs. Est de ceux-là Son Excellence Monsieur Salifou Diallo», avait avoué Sakandé au moment de lui rendre hommage. En effet, la crainte des uns et des autres était d’élire, au nom de la politique politicienne, un piètre remplaçant qui allait faire du tort à notre démocratie et remettre en cause les grandes avancées déjà engrangées aux prix d’énormes efforts collectifs. Alassane Bala Sakandé était-il l’homme de la situation? En avait-il la carrure, la poigne et le cran nécessaires?

Trois mois après son élection à la tête de notre Assemblée nationale, l’homme fait l’unanimité autour de sa personne grâce à son option fondamentale pour le consensus. Il avait d’ailleurs promis à son discours d’investiture, le 08 septembre 2017, de rester fidèle à cette voie: «Je fais le serment devant vous, mes collègues, de marcher avec vous dans les sillons tracés par notre illustre Président Salifou Diallo. Oui, je prends l’engagement, devant vous, chers collègues, de rattacher mon action à la vision politique de mon devancier».

Aujourd’hui, le président Sakandé répond largement aux attentes des députés et des populations par sa quête permanente de l’intérêt général. Une voie qui pourrait sauver le Burkina des multiples clivages politiques et sociaux au moment où la paix sociale et la réconciliation nationale sont un impératif catégorique dans un pays post-insurrectionnel qui a envie de redécoller.

L’après Salifou Diallo au Parlement burkinabè, a fait couler beaucoup d’encre et de salive parce qu’il a voulu de notre Assemblée nationale «consensuelle et au-dessus des partis, des forces politiques, des clans et des intérêts partisans. Il l’a voulue comme un instrument de justice sociale et de protection des plus faibles, grande, noble et ouverte.» Il avait réussi à dessiner un horizon, préfacer une vision et impulser une dynamique.

Convaincu que cette voie est la bonne pour notre pays, le président Alassane Bala Sakandé avait aussi fait le vœu de relever cet énorme pari: «Comme un enfant qui apprend à marcher, je trébucherai, je tituberai, je tomberai même peut-être, mais jamais, oui jamais, je ne m’écarterai de la voie ouverte par celui dont le souvenir fondera mon action» s’exprimait-il avec conviction le 08 septembre dernier à l’hémicycle. «Je tends la main à l’ensemble des députés, sans distinction d’appartenance politique ou idéologique afin de relever le pari d’une législature qui saura apporter des réponses aux attentes des populations. Cet impératif passe par l’esprit d’inclusion et de cohésion, la culture du résultat et la quête permanente de l’intérêt général. Salifou Diallo en avait fait les principes cardinaux de sa gestion», avait-il renchéri.

Le consensus peut sauver le Burkina car nous sommes à un moment de notre histoire où nous devons unifier les contraires pour redécoller. En effet, nous avons besoin aujourd’hui plus qu’hier d’un antagonisme «apprivoisé» ou poli au nom de la réconciliation nationale, qui plus est, dans un contexte marqué par des attaques extérieures de terroristes.

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