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Les Héchos: Jean Martin Coulibaly

Les Héchos

Jean Martin Coulibaly: ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation. Lors de la visite du CEG de Koukouldi dans la province du Sanguié le 22 juillet dernier, il a eu ces mots: «Je ne suis pas content, même s’il est vrai que l’infrastructure a été achevée et qu’il y a même eu une réception provisoire. Les enfants n’ont même pas encore eu la chance de suivre des cours dans leurs nouvelles salles de classes et l’on constate déjà quelques dégradations. Les normes d’exécution en ce qui concerne la réalisation des salles n’ont pas été respectées. Les sols de toutes les salles visitées ne sont pas plats, ce qui est un minimum pour que les tables bancs puissent être stables et que les élèves soient confortablement installés. Il y a également des déficits de finition», s’est indigné Jean Martin Coulibaly in lefaso.net du 26 juillet. Avant de quitter les lieux, il a demandé à l’entreprise (SOCOTRA) de reprendre les travaux. Et d’inviter l’Agence de Conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment (Acomod), chargé du suivi des travaux, de faire simplement son travail. Le ministre Coulibaly a mis, là, courageusement, la main sur une plaie béante. Toutes les infrastructures réalisées ces 25 dernières années ont été bâclées. On n’a pas besoin d’être un spécialiste pour le constater puisque cela saute aux yeux. L’administration a entretenu et encouragé les entreprises et les bureaux de contrôle à détourner les ressources mises à leur disposition pour les travaux. Pourtant, avec notre état de pauvreté, nous devrions abandonner le critère du moins-disant de nos marchés pour réaliser des infrastructures qui traversent les âges. Comme les bâtiments que nous a légués le colon. Acomod devrait donc répondre, solidairement avec SOCOTRA, de cette complicité dans le non-respect du cahier de charge. Elles doivent rendre gorge de ce qu’elles ont  »retenu »!

Les Zéchos

Tahirou Barry: président du Paren destitué. Lors du 4ème congrès ordinaire du Parti de la renaissance nationale (Paren) tenu le week-end du 29 au 30 juillet, il a été débarqué de la tête du parti créé par Laurent Bado. Lui et trois autres camarades ont ensuite été exclus du Paren. Tahirou Barry paie ainsi un acte d’indiscipline, d’après le fondateur du parti. Non content de n’avoir pas tenu les instances du parti, il ne répondrait plus à ses appels et tenterait de prendre le contrôle total du parti. L’année dernière, à la même période, Laurent Bado s’en prenait virulemment à Tahirou Barry, avant de calmer la tempête. Et l’on croyait que tout était rentré dans l’ordre pour de bon. Mais les dernières décisions prouvent que la rupture est consommée entre ‘’le maître et l’élève’’. A moins que ‘’l’élève’’ commette l’effort de saisir la main tendue par le nouveau président du parti, Michel Béré. Quel sera le sort de Tahirou Barry, ministre du gouvernement Paul Kaba Thiéba pour le compte du Paren? Il y restera, d’après Laurent Bado. Mais si d’aventure il y avait remaniement et qu’on le consultait, il est évident que le parti aurait quelqu’un d’autre à proposer. Sale temps donc pour le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme.

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