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LES HÉCHOS: SALIMATA NAH TRAORÉ

Alimata Nah Traoré

Les Héchos

Salimata Nah Traoré: étudiante à l’université Aube nouvelle de Bobo-Dioulasso. Ah, Nah Salimata a sauvé notre face! Troisième à s’adresser au président Emmanuel Macron dans le jeu des questions-réponses après son discours à l’université Pr Joseph Ki-Zerbo, elle a prouvé que le Burkina a quand même dans ses universités des étudiants dignes de ce nom. De façon détendue, humoristique et dans une éloquence séduisante, elle a été la seule à sortir du lot pour poser des questions intelligentes et claires au président Macron. Nah Salimata a donné raison au président Macron, lorsqu’il a dit que la France va offrir des bourses en priorité aux filles. Nous la voyons déjà en obtenir pour poursuivre ses études si son cursus l’exige. Il faut encourager la formation de telles intelligences pour la relève des élites.

Simon Gongo

Les Zéchos

Simon Gongo: porte-parole de Présimètre, la plate-forme de partage d’informations entre des acteurs œuvrant pour la bonne gouvernance par le renforcement de la collaboration et le plaidoyer. C’est cette association d’organisations qui a procédé à la sélection des questions et de leur porte-voix, lors de la séance des questions des étudiants au président français Emmanuel Macron. Malheureusement, cette séance fut un gâchis d’une opportunité d’échanges avec le président français sur toutes les questions, sans tabous. Ces derniers ont fait étalage de leur manque de culture. Des étudiants incapables de formuler une phrase correcte, incapables d’énoncer une idée, c’est grave pour nous. Mais la faute revient en premier aux organisateurs. Si, parmi les centaines de questions recueillies, celles qui ont été retenues sont celles qui ont été maladroitement posées, il fallait vite les corriger, leurs réponses ayant été données dans le discours livré. Certaines étaient d’ailleurs hors-sujet, parce qu’elles ne s’adressaient pas au président français. Est-ce parce que le président Roch Kaboré était agacé de ce fait par les interpellations de son homologue français qu’il a dû quitter la salle un temps? Mais franchement, ce fut une honte pour le Burkina. Par moments, on avait envie de rentrer sous la table. Pourquoi avoir donc trié les ‘’auditeurs’’ sur le volet? Il fallait également procéder à une répétition avant la séance. Il est sûr que certains étudiants gardés hors de l’amphi allaient être à la hauteur. C’est une honte retransmise aux quatre coins de la planète par la magie des chaînes de télé. Mais tout ça est le fruit de la pagaille organisée ou de la non-organisation sérieuse des activités autour du président Roch. Il y en a qui regardent plutôt leurs nombrils, narcissiques, qui se préoccupent plus de leur avenir que de travailler à assurer une bonne gouvernance et une bonne communication au président. En définitive, c’est un avertissement sans frais à ces étudiants qui, au lieu de se former, passent leur temps entre grèves et créations d’OSC. Le président de l’Assemblée nationale leur a tenu le langage de vérité mais cela semble n’avoir pas été bien pris.

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