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Les qualités que doit avoir un ministre dans le contexte burkinabè

Après l’insurrection populaire d’octobre 2014, les Burkinabè attendent davantage de leur gouvernement et de ses représentants. Ils veulent qu’ils gouvernent, contrairement au passé, de façon responsable. Car en matière d’exemplarité, ils ont un rôle de premier plan à jouer afin d’accroître la confiance des citoyens envers les hommes politiques. À cette fin, le peuple insurgé s’attend à ce que les grands principes tels que la transparence, l’honnêteté, la saine gestion des finances et le respect des règles d’éthique soient respectés par tous ceux qui prétendent servir les populations. C’est bien en faisant preuve de conduite irréprochable que les ministres vont gagner l’appui et le respect des Burkinabè.

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, chef du Gouvernement

Difficile de faire le portrait du ministre idéal dans un monde de plus en plus exigeant. Les attentes vis-à-vis des autorités publiques sont multiples et légion. Mais après les événements de 2014, un minimum est attendu de ceux qui ont reçu la confiance du peuple ou du président de la république. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle depuis la Transition, les faits et gestes des ministres ou des responsables publics sont inspectés. Le peuple ne veut plus être grugé et abusé. Ainsi, selon le citoyen Lambda, aujourd’hui, les bons ministres doivent posséder un ensemble de qualités de base que la majorité des citoyens possède déjà pour accéder à ce club sélect. Les meilleurs auront des éléments particuliers comme la compétence, la vertu de l’écoute, le courage, le sens aigu de la communication, la neutralité politique, l’intégrité, … qui les démarquent. Les défauts, comme tout être humain, ils peuvent en avoir; mais ils ne doivent être trop dévastateurs.

Les ministres récemment nommés avec le président du Faso et le Premier ministre

Pour être un ministre aimé des Burkinabè il faut simplement être authentique: être sérieux, avoir une vision, connaître ses dossiers, viser l’intérêt commun, avoir le sens du discernement, avoir de la persévérance,  et de la rigueur sans entêtement.

Les ministres à succès sont de bons politiciens au sens positif du terme, c’est à dire, qu’ils ont de l’écoute active et sont toujours disposés à ajuster le tir pour obtenir des résultats conformes aux besoins de la population qu’ils servent. Ils ont la capacité d’échanger de manière continue avec plusieurs éléments de la population. Ils sont capables de refléter un consensus de ce qu’ils ont entendu, vu et assimilé. Ils ont le courage de prendre des décisions et de les défendre publiquement.

Les ministres à dossiers sont souvent appréciés du public surtout si les dossiers qu’ils défendent font l’unanimité: sécurité, emploi, santé, finances.

Finalement les ministres exemplaires sont honnêtes, travailleurs, bons communicateurs. Ils aiment leur pays, sont ouverts d’esprit et cherchent à vivre selon un code d’éthique. Ils ont une intégrité à toute épreuve et à tous les niveaux. Toutefois, ils sont humains, possédant nombre de qualités, mais également des défauts. Les meilleurs ministres n’ont pas des défauts dévastateurs qui nuisent à la cause qu’ils doivent servir.

En fait, les Burkinabè voudraient que leurs ministres s’acquittent de leurs fonctions officielles de façon intègre et mènent leur vie privée d’une manière qui puisse résister à un examen public rigoureux, une obligation dont on ne saurait s’acquitter par la simple observance des lois.

Enfin dans un contexte de rareté des ressources financières, le Burkina de la ville comme de la campagne désire d’un grand désir voir les ministres rendre compte de leur gestion et ainsi aider le gouvernement à s’acquitter de son mandat.

Théophile MONE

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