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LES ZÉCHOS: MATHIAS KADIOGO, MOHAMMED SAVADOGO ET NONGO GRÉGOIRE TRAORÉ

La Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances

Mathias Kadiogo, Mohammed Savadogo et Nongo Grégoire Traoré respectivement secrétaires généraux du Syndicat national des travailleurs des Douanes (SYNTRAD), du Syndicat national des agents de Finances (SYNAFI) et du Syndicat national des agents des Impôts et Domaines (SNAID), membres de la Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances (CS-MEF).

Des agents du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) ont donné de la voix hier lors d’une conférence de presse pour dénoncer «le gangstérisme syndical» que la CS-MEF est en train d’imposer au pays. «Si le droit de grève est légal, il faut cependant noter que son recours de façon systématique et abusive est un facteur de destruction des efforts de relance économique et social en cours dans notre pays» a déclaré Ludovic Patrice Bazié, porte-parole des conférenciers. Ouf, il était temps qu’une voix discordante vienne crier haro sur le baudet! Poursuivant sa déclaration, il a fait noter que «Nous nous rendons compte qu’aucun argument objectif ne peut conduire un syndicat responsable à un tel niveau de radicalisation», surtout vu le contexte de famine et d’attaques terroristes que vivent les Burkinabè. «Nous lançons un appel pressant aux agents du MINEFID à se démarquer des positions maximalistes dans les revendications syndicales qui répondent plus à d’autres chapelles qu’aux intérêts des travailleurs», a assené M Bazié. S’attaquant au fonctionnement des syndicats, à la gouvernance en leur sein, il s’est demandé «Comment peut-on par exemple prélever la cotisation syndicale d’un agent sans son consentement et de surcroît l’utiliser sans produire un bilan de gestion. Est-ce là le syndicalisme de la lutte des classes?»

C’est le cas du SYNAFI qui est dirigé par un bureau incomplet et dont le mandat, qui plus est, est échu depuis le 19 décembre 2015, selon M. Bazié. Ce syndicat aurait, «à la date du 20 février 2017, perçu plus de 40 millions de F CFA par le biais des précomptes à la source des cotisations du check off et la subvention accordée par le MINEFID à hauteur de 5 millions  de F CFA par an avec une absence de bilan». Ces leaders seront bientôt poursuivis en justice par certains de leurs camarades. C’est M. Bazié qui le révèle. Les syndicats critiquent la gouvernance des pouvoirs publics et pourtant, en leur sein, il y a les mêmes travers. C’est comme le lépreux qui met ses mains dans ses poches pour injurier son semblable. Ces syndicats seraient également réticents aux nominations de certains agents à des postes de responsabilités au prétexte qu’ils n’ont pas été formés à l’ENAREF, tout comme ils leur refuseraient le partage équitable du fonds commun, fonds égoïste s’il en est, au même prétexte. C’est à croire que ce sont eux qui ont créé l’Ecole nationale des régies financières!

«Le gouvernement doit refuser le chantage, ce braconnage syndical. Oui aux luttes justes, oui aux causes justes, non au chantage syndical!» écrivions-nous dans notre Edito du 26 mars dernier. Roch est diesel, certes; il est mou, d’accord; il est même bonasse, si vous voulez, mais il a décidé cette fois de siffler la fin de la récréation en ce qui concerne le MINEFID: le gouvernement a autorisé le recours à des retraités et à des volontaires pour assurer la continuité du service public, si les militants de la CS-MEF décident de rompre cette continuité à travers des grèves et des sit-in abusifs. Voilà où la gloutonnerie puis les positions intransigeantes peuvent conduire. Il faut être un incivique amnésique pour croire qu’on est toujours plus fort que la puissance publique…

Un commentaire

  1. entendez vous seulement pour le bien du pays

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